Assassinat de Sankara : Mariam qualifie de «bonne chose» la levée du secret-défense

Actualités | Publié le Jeudi 30 Novembre 2017 à 10:06:47 | |
 

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Assassinat de Sankara : Mariam qualifie de «bonne chose» la levée du secret-défense

Mariam Sankara, la veuve de Thomas Sankara, a qualifié de «bonne chose» l’annonce faite mardi à Ouagadougou par le président Emmanuel Macron de procéder à la levée du secret-défense sur l’assassinat de son mari.  

«Cela m’a fait plaisir. Nous souhaitions la déclassification de ces archives depuis longtemps», a déclaré la veuve Mariam Sankara, dans une interview à l’hebdomadaire ‘’Jeune Afrique’’.

 

Mariam Sankara tout en estimant que c’est «une bonne chose», dit attendre maintenant de «connaitre le contenu de ces documents et de voir quelle sera la suite de la procédure».

 

Pour elle, l’«on ne peut pas imaginer que la France n’a pas eu une responsabilité » dans l’assassinat de Thomas Sankara.

 

A la question de savoir si elle ne craignait pas une simple annonce qui mettrait du temps à être suivie d’effet, Mariam Sankara a répondu par la négative avant d’ajouter : «le président Macron a fait cette annonce au Burkina, devant toute la population. Les Burkinabè l’attendaient de pied ferme sur cette question et il y a répondu».

 

En visite officielle au Burkina Faso, le chef de l’Etat français Emmanuel Macron a annoncé la levée prochaine du secret-défense sur les archives françaises concernant l'assassinat de Thomas Sankara.

 

Emmanuel Macron a réagi sur le sujet, après avoir été interpellé, d’abord par un  journaliste, au palais présidentiel de Kosyam, puis par une étudiante à l’Université Ouaga 1 où il s’était rendu.

 

De l’avis du président Macron, «beaucoup de Burkinabè attendaient depuis des années la levée du secret-défense sur les archives françaises portant sur l’assassinat de Thomas Sankara, le 15 octobre 1987».

 

Il a précisé que «tous les documents produits par l’administration française pendant le régime de Sankara et après son assassinat seront déclassifiés et pourront être consultés par la justice burkinabè».

 

Le capitaine Thomas Sankara, président du Faso (1884-1987), a été assassiné le 15 octobre 1987 lors du coup d’Etat qui a propulsé Blaise Compaoré au pouvoir.

 

Durant les 27 ans de règne du président Compaoré, le dossier sur l’assassinat de Thomas Sankara n’a pas connu d’évolution. Il a fallu la chute de Blaise Compaoré en fin octobre 2014 pour relancer le dossier.

 

Le 15 octobre dernier, lors de la commémoration du 30e anniversaire de la mort de Thomas Sankara, des Organisations de la société civile (OSC) ont organisé une marche-meeting à Ouagadougou.

 

A l’issue de la manifestation, ces OSC ont remis une lettre à l’ambassade de France au Burkina Faso, exigeant la levée du secret-défense sur le dossier judiciaire relatif à l’assassinat du père de la révolution burkinabè.

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