Sénégal : quatre personnes arrêtées pour outrage au président Macky Sall

Actualités | Publié le Jeudi 01 Juin 2017 à 08:58:42 | |
 

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Sénégal : quatre personnes arrêtées pour outrage au président Macky Sall

Ce n’est pas partout que l’on peut se permettre de jouer « les Charli Hebdo »… Depuis l’annonce dans les médias de l’arrestation d’une jeune femme qui s’est permis de caricaturer le Président Sénégalais Macky Sall, la polémique ne cesse d’amplifier. Cependant, il se trouve que la dame en question ainsi que trois autres personnes n'auraient pas été interpellés pour caricature mais plutôt pour outrage au chef de l'État.

 

L’information rapidement relayée par différents médias mercredi 31 mai, nous apprend que Ouleye Mané, une femme d’une vingtaine d’années, aurait été arrêtée à Dakar. Celle-ci est accusée d’avoir partagé une caricature du président Macky Sall sur le service de messagerie mobile Whatsapp.

Sur les réseaux sociaux, la nouvelle devenue virale a fait réagir nombreux internautes qui qualifient l’arrestation de la jeune femme, d’atteinte grave à la liberté d’expression au Sénégal. Mais il revient d’un proche de l’enquête, que Ouleye Mané et ses amis deux autres jeunes femmes et un homme d’une trentaine d’années, n’ont pas été arrêtés pour caricature mais pour outrage au chef de l’État.

Même si selon Pape Sidy Fall, le président Macky Sall s'était rendu à Paris pour témoigner son soutien à Charlie Hebdo, le journal de caricature français lors de l’attentat de Janvier 2015, ce n'est pas le même cas ici car, ce qui est reproché aux jeunes amais parait plus grave. Ces quatre personnes sont en effet accusées d’avoir partagé sur differents groupes de discussion Whatsapp un photomontage aux allures obscènes. Consulté par Jeune Afrique, le photomontage met en scène un homme nu, les jambes écartées avec le se*e apparent, avec le visage du président de la République. Informée sur la circulation d’une telle image en fin de semaine dernière, la gendarmerie a interpelé les quatre individus entre le vendredi 26 et le lundi 29 mai, à Dakar et Tivaouane.

« Il ne s’agit pas d’une simple caricature, mais de la diffusion d’une image obscène et outrageante pour le chef de l’État, ce qui est puni par la loi », a  expliqué une source de l’enquête pour justifier ces arrestations. « Les gens ne sont jamais arrêtés parce qu’ils caricaturent le président. Cela arrive tous les jours dans la presse sans que personne ne soit interpellé. Là, c’est tout à fait différent », a laissé entendre une source à la présidence.

Déférés devant le parquet du tribunal de grande instance de Dakar mercredi 31 mai, Ouleye Mané et ses camarades encouraient une peine de prison allant de un à trois ans ferme.

 

                                                          Avec Jeune Afrique

 

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