Côte d’Ivoire : le FMI prévoit un léger recul de la croissance à 6,9% en 2020

Economie | Publié le Vendredi 19 Janvier 2018 à 09:07:24 | |
 
Côte d’Ivoire : le FMI prévoit un léger recul de la croissance à 6,9% en 2020

Selon les projections du Fonds monétaire international (FMI), la croissance du Produit intérieur brut (PIB) à prix constants de la Côte d’Ivoire, devrait enregistrer un léger recul à 6,9% en 2020, malgré la vigueur des entrées d'IDE et des investissements publics. Tandis que l’inflation devrait légèrement remonter d’environ 1,2% actuellement à 1,6%.

 

C’est l’une des conclusions de l’évaluation effectuée par les services du FMI à l’issue des deuxièmes revues des accords conclus au titre de la FEC et du MEDC avec la Côte d’Ivoire, effectuées en octobre 2017.

Pour l’institution de Bretton Woods, cette situation est imputable au « déclin de la productivité du fait du rattrapage après-conflit et à la répartition inégale des fruits de la croissance ». En effet, le FMI estime que le taux de pauvreté enregistré dans le pays reste encore élevé (évalué à environ 46 % en 2015). « D'où l'importance de poursuivre les réformes structurelles, d'améliorer le climat des affaires, de mieux cibler les investissements publics et d'augmenter les dépenses favorables aux pauvres » conseille l’institution.

Toutefois, le fonds tempère ces projections en relevant que les risques qui pèsent sur la croissance de l’économie ivoirienne sont « équilibrés » et tiennent essentiellement au rythme des réformes, aux fluctuations des prix à l'exportation et à d'éventuelles tensions socioéconomiques internes.

En outre, la croissance de la première économie de l’espace UEMOA devrait rester assez vigoureuse en situant à une moyenne de 7% entre 2017 et 2019. Légèrement en deçà des projections des autorités ivoiriennes qui tablent sur une croissance de 8,3% en 2018.

Pour rappel, la Côte d’Ivoire a enregistré une croissance moyenne de son PIB réel de 9% sur la période allant de 2012 à 2016, favorisée principalement par une conjoncture extérieure propice, une certaine stabilité intérieure et une série de réformes structurelles.

 

Source: Agence éco-finance

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