''Mugabe (…) doit partir dans la dignité'' : Cette sortie d’Alassane Ouattara qui intrigue

Politique | Publié le Lundi 20 Novembre 2017 à 15:11:50 | |
 
''Mugabe (…) doit partir dans la dignité'' : Cette sortie d’Alassane Ouattara qui intrigue

Comment comprendre l’invite d’Alassane Ouattara, à Robert Mugabé, de quitter le pouvoir dans la ‘’ dignité’’ ? En effet, Blaise Compaoré, l’ancien chef d’Etat burkinabé qui bénéficie du gîte et couvert depuis près de deux ans de la part du président ivoirien, a lui-même fait l’objet d’un soulèvement populaire. Et à cette époque, le numéro un ivoirien n’a émis aucun appel à son endroit.

 

« C'est vrai il (Robert Mugabé ndlr) est beaucoup adulé par beaucoup de jeunes africains. Mais les temps ont changé. Et il faut qu'il parte de ses fonctions dans la dignité ». C'est le message lancé depuis Abidjan par le président Alassane Ouattara, lors de la cérémonie d’ouverture du Salon international de l'agriculture (SARA 2017), tenue le vendredi 17 novembre dernier.

Manifestement, il s’agit d’une sortie pour le moins troublante. Certes, le chef d’Etat ivoirien voulait sans doute jouer la carte de l’apaisement face à ce ‘’coup de force’’ de l’armée et la montée des violences dans ce pays frère de la Côte d’Ivoire, mais il n’avait pas à tenir de tels propos qui voilent très mal une tension qui existe entre les deux hommes.

Pour rappel, Robert Mugabé a accusé, le 10 août 2015 à Hararé, certains présidents africains, notamment Alassane Ouattara, de ne pas le reconnaitre sur insistance du gouvernement français.

« Les Français disent que Mugabe est un homme dangereux et ne travaillez pas avec lui », avait martelé le président de 93 ans, suite au ‘’refus’’ des autorités ivoiriennes de le recevoir après une invitation à lui envoyer, en sa qualité de président de l’Union africaine (UA), pour assister à une réunion de la Banque africaine de développement (Bad), dont le siège est basée en Côte-d’Ivoire.

Au regard de ce qui précède, on pourrait, sans risque de se tromper, dire qu’Alassane Ouattara règle ses comptes avec le président zimbabwéen, fragilisé par les troubles dans son pays. Notons que depuis mardi 14 novembre 2017, le Zimbabwe est en proie à une crise politique profonde après la prise de contrôle des rues de la capitale zimbabwéenne, Harare, par l'armée. Mugabé qui s’est prononcé dimanche dernier, depuis ce ‘’coup de force’’, n’a pas annoncé sa démission.

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