‘’Décolonisation’’ de l’Afrique : Kémi Séba salue le ‘’ courage’’ de Idriss Déby

Politique | Publié le Jeudi 23 Novembre 2017 à 18:03:35 | |
 
‘’Décolonisation’’ de l’Afrique : Kémi Séba salue le ‘’ courage’’ de Idriss Déby

L’activiste panafricain Stellio Gilles Robert Capo Chichi alias Kémi Séba  dénonce l’attitude de certains président africains notamment ceux de la zone francophone qui s’efforcent à plaire à la France qu’à leurs peuples.  Dans une interview accordée au site africanews.com, il a salué l’engagement du président Tchadien, Idriss Déby, dans le combat de l’autonomisation du continent Afrique.

 

«Je pense qu‘à part Idriss Déby qui sur ce terrain fait preuve de courage, la plupart des autres sont très gênés et ont très peur. Trop peur de la France pour pouvoir lui dire un certain nombre de vérités », a soutenu Kémi Séba.

Pour lui, ce qui intrigue beaucoup, ce n’est que ces fils du continent qui ont décidé volontairement de trahi leurs peuples au détriment de l’ex-colonisateur ne soient pas bien imprégnés des réalités. Et pourtant,

« L’exemple du président Roch Marc Christian Kaboré qui disait dernièrement qu’il faut certes aller vers la monnaie unique, mais qu’il faut arrêter la rethorique, est l’illustration parfaite de ces présidents qui n’ont pas intérêt à nous comprendre. M. Kaboré est en réalité gêné par des choses précises. Il a des accords de partenariat avec la France et il ne veut pas être en difficulté avec cette dernière. Donc il est très gêné par la contestation grandissante de la jeunesse africaine qui ne veut pas juste se limiter à des aspects techniques, mais qui veut parler de la souveraineté de manière globale. Comme M. Kaboré est tout sauf quelqu’un de souverain, il veut se limiter à un aspect technique plutôt que d’engager un débat politique », a martelé l’activiste panafricain.

Pour lui, il est plus qu’impératif que les chefs d’Etat africains arrêtent les discours dans les ‘’réunions’’ et symposiums pour se tourner vers les choses concrètes pour  des changements radical dans l’évolution de l’Afrique. Ce, afin que les Africains n'aient pas à fuir le continent à la recherche d’un mieux-être sous d’autres cieux ou subir l’esclavage.  

« C’est maintenant qu’ils doivent travailler (…). Parce que les seuls qui doivent opérer des changements structurels ce sont ces derniers et pas nous », a-t-il interpellé.

 

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