Affaire ‘’Esclavage en Libye’’/ Alassane Ouattara : « chaque pays doit s’occuper de ses ressortissants »

Politique | Publié le Lundi 27 Novembre 2017 à 17:08:30 | |
 
Affaire ‘’Esclavage en Libye’’/ Alassane Ouattara : « chaque pays doit s’occuper de ses ressortissants »

Le Chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a dénoncé les migrants africains qui se font passer pour des ressortissants ivoiriens. Dans une interview accordée à la chaine française, France 24, il a éclairé la lanterne de la communauté nationale et internationale sur ces agissements qui, selon l’Organisation internationale pour les migrations (Oim), classe les ressortissants ivoiriens en tête de liste des candidats à l’immigration clandestine en Europe.

 

« Je signale que la Côte d’Ivoire est un pays de transit. Parce qu’en réalité, qu’est-ce qui se passe ? Des jeunes gens viennent en Côte d’Ivoire, travaillent pendant un ou deux ans, parce que les salaires sont plus élevés que dans les pays voisins, arrivent à économiser de l’argent, prennent la route du désert, puis la Méditerranée, et l’Italie. Quand ils arrivent, ils disent : ‘’On vient de la Côte d’Ivoire’’.», a expliqué le président Alassane Ouattara.

Pour rappel, les autorités italiennes avaient  estimé, en début d’année 2017, à 11 000 le nombre de migrants en provenance de la Côte d’Ivoire qui ont traversé la Méditerranée.

 « Mais, ça ne veut pas dire qu’ils sont Ivoiriens », a fait savoir le numéro un des Ivoirien. Ce, non sans « condamner ce genre de pratique » qui voile, certainement,  les nombreux efforts entrepris par les autorités pour offrir le meilleur à ses concitoyens.

Par ailleurs, Alassane Ouattara s’est insurger contre le traitement ‘’choquant’’ que subissent les migrants subsahariens en Libye.

« L’union africaine a montré une position que je partage. Maintenant, chaque pays africain doit s’occuper de ses ressortissants. C’est notre première responsabilité », a interpellé ses homologues africains le président ivoirien.

Notons que ce sont, à en croire Alassane Ouattara, plus 1 000 migrants ivoiriens qui sont rapatriés depuis 2015.   

 

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