Affaire ‘’Gbagbo dit non à la requête des avocats africains’’ : la défense de l’ancien président ivoirien dément et fait des précisions

Politique | Publié le Lundi 29 Janvier 2018 à 13:50:51 | |
 
Affaire ‘’Gbagbo dit non à la requête des avocats africains’’ : la défense de l’ancien président ivoirien dément et fait des précisions

Me Habiba Touré a tenu à apporter des précisions suite aux publications parues sur les réseaux sociaux et dans la presse relevant du « refus » du soutien des intellectuels africains par la défense de l’ancien président Laurent Gbagbo. Dans un entretien accordé au quotidien ‘’Le temps’’, dans sa parution de samedi dernier, elle a soutenu que c’est une fausse allégation, même si cette requête a fait l’objet de débat à la dernière assisse du procès à la Cour pénale internationale (Cpi).

 

« Sauf erreur de ma part, le Président Laurent Gbagbo ne s'est jamais exprimé pour "refuser" cette requête », a tranché Me Habiba Touré.

Pour rappel, certains quotidiens avaient indiqué la semaine dernière que la défense de l’ancien président ivoirien a rejeté la requête émise, le 13 janvier 2018, par des intellectuels africains réunis au sein de l’Association des avocats et démocrates africains sans frontières (ADASF), pour intervenir dans le procès de Laurent Gbagbo jugé à la Cpi pour ‘’Crime contre l’Humanité’’. Ce, en qualité d’Amicus Curiae (personnalité ou organisme, non directement lié aux protagonistes d'une affaire judiciaire, qui propose au tribunal de lui présenter des informations ou des opinions pouvant l'aider à trancher l'affaire, sous la forme d'un mémoire, d'un témoignage non sollicité par une des parties ou d'un document traitant d'un sujet en rapport avec le cas).

Pour Me Habiba Touré, cela n'aurait aucun sens dans la mesure où les textes de la juridiction internationale, la Cpi, l’autorisent.

« Une requête amicus curiae n'est pas un soutien mais des observations faites pour participer à une bonne administration de la justice. Une telle requête ne requiert donc pas l'accord ou le refus du Président Laurent Gbagbo », a-t-elle précisé.

Toutefois,  Me Habiba Touré a reconnu que la requête des intellectuels africains a fait l’objet de débat au sein de la Cour, lors de la dernière assise tenue le vendredi 19 janvier 2018.  

« Le Juge-Président a, à l'occasion du dépôt de cette requête, demandé tant à  l'accusation qu'aux équipes de défense du Président Laurent Gbagbo et du ministre Charles Blé Goudé, de faire part de leurs éventuelles observations. C'est ainsi que des critiques ont été, semble- t-il, faites quant au contenu de la requête, et que des réserves ont été formulées sur le principe juridique de cette démarche », a-t-elle expliqué.

 

 

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