Affaire des visas aux autorités du Ghana : la presse parle de vengeance des USA

Politique | Publié le Dimanche 02 Juillet 2017 à 14:29:24 | |
 

+ de Politique

Affaire des visas aux autorités du Ghana : la presse parle de vengeance des USA

Au Ghana, une polémique est née après la décision prise par l'ambassade des Etats-Unis dans le pays. Cette décision concerne principalement les anciens présidents du Ghana: une vengeance selon la presse nationale.

Les Etats-Unis ont-ils voulu se venger des autorités ghanéennes? C’est la question que se posent les journalistes ghanéens après l’annonce de nouvelles mesures de délivrance des visas aux autorités ghanéennes. 

Le début de la polémique

Pour connaître l’origine de la polémique et de la théorie développée par la presse ghanéenne, il faut remonter un petit peu le temps. Il y a quelques années, sous le président Mahama, le Ghana a accepté d’accueillir des anciens prisonniers de la prison américaine de Guantanamo.

Une décision alors vivement critiquée par l’opposition parce qu’elle n’avait pas été approuvée par le parlement. Le président Mahama avait été ainsi accusé de passage en force.

 

Une fois que l’opposition menée par le nouveau président Nana Akufo-Addo a pris le pouvoir, cette décision a été naturellement remise en cause à travers une décision de la Cour suprême.

Une remise en cause qui ne serait pas du goût des autorités américaines d’après la presse ghanéenne, qui parle depuis de vengeance.

Des mesures concernant les visas de certaines autorités ghanéennes

Pour la presse, les récentes mesures annoncées par l’ambassade des USA au Ghana en sont la preuve:  l’ambassade a en effet annoncé que les anciens présidents ghanéens et les députés devront faire la queue “comme tout le monde” si ils souhaitent se rendre aux USA pour des raisons non officielles (privées).

Une décision qui a très vite fait réagir le ministre de l’information du pays, qui a rappelé le respect que mérite ces responsables ghanéens. Le pays d’après certaines indiscrétions essaie depuis de faire fléchir l’ambassade américaine.

Du côté des responsables de l’ambassade, on ne parle bien évidemment pas de mesure de rétorsion.

 

 

la Tribune

Commentaires Facebook