Affaire Laurent Gbagbo: Amnesty international critique vivement la CPI

Politique | Publié le Mardi 24 Octobre 2017 à 17:23:49 | |
 
Affaire Laurent Gbagbo: Amnesty international critique vivement la CPI

Amnesty internationale s’insurge contre le refus de la Chambre d’Appel de la Cour Pénale international de garder dans ses geôles l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo. Dans une déclaration lue par un confrère de yenews, l’ong de défense des droits de l’homme dénonce les violations des droits de l’ex-président.

 

La section Néerlandaise d’Amnesty international appelle la  Cour Pénale Internationale (CPI) à l'application de la loi sur les droits de l’homme avec ''équité''. Singulièrement dans le procès Laurent Gbagbo.

« Même si les accusés traduits devant la CPI sont toujours mis en cause dans des crimes sérieux, leur présomption d’innocence et leur droit de demander une mise en liberté ne peuvent pas être remis en question », indique l’Ong internationale de défense des droits de l’homme.

Pour rappel, dans un communiqué en date du mardi 26 septembre 2017, la CPI avait décidé du maintien en détention de l’ancien président ivoirien. Elle estime que ''la détention demeure la seule mesure qui garantisse la participation de Laurent Gbagbo au procès, et qu’elle est donc raisonnable, appropriée et nécessaire.'' 

« Considérant que la Cour a été saisi sur le droit à la liberté d'un accusé privé de liberté pendant près de six en attendant son procès et que le cadre juridique de la CPI comporte l'obligation d'appliquer et d'interpréter la loi conformément aux droits de l’homme et aussi de respecter les droits de l’accusé, l’intérêt de la justice aurait été d’avoir une approche très indulgence », a constesté l’Ong.

Toutefois, Amnesty international soutient que ce 13ème rejet de demande de remise en liberté provisoire est dû à une ‘’erreur technique’’ de l’avocat de Laurent Gbagbo ‘’ qui a rédiger son recours sans prendre en compte les modifications du règlement de procédure, intervenue en juillet dernier’’.

Notons que l’ex-président ivoirien est jugé depuis un an pour crime contre l'humanité à la CPI à La Haye.

 

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