Bouaké: des démobilisés de la Cellule 39 menacent à nouveau

Politique | Publié le Jeudi 14 Septembre 2017 à 13:01:29 | |
 
Bouaké: des démobilisés de la Cellule 39 menacent à nouveau

Des dissidents de la Cellule 39 des ex-combattants démobilisés ne veulent nullement entendre raison quant au paiement de leur prime. Aussi, ont-ils tenté, contre vents et marées, de manifester devant les locaux de la préfecture de Bouaké. Mais le dispositif sécuritaire déployé les en a dissuadés. Du moins pour l’instant.

 

À Bouaké, des ex-combattants démobilisés de la Cellule 39 ne démordent toujours pas. A l’instar de leurs anciens frères d’armes intégrés à l’armée régulière et qui ont récemment perçu une prime dite Ecomog de 12 millions de FCFA à la suite d’une série de mutineries, ces ex-rebelles réclament également leur part de gâteau. Ces derniers ont en effet, organisé une manifestation, ce mercredi à Bouaké, ancien fief de la rébellion. Cette manifestation devait les conduire à la préfecture de Bouaké pour y déposer une motion comportant leur revendication de 18 millions de FCFA en guise de prime. Mais, comme il fallait s’y attendre, un impressionnant dispositif sécuritaire (militaires, policiers, éléments de CCDO) quadrillait déjà les lieux.

Ainsi que le relate Aboudou Diakité, le leader des dissidents : « Nous réclamons notre argent, nos 18 millions de CFA. Nous avons décidé de marcher et aller à la préfecture. Maintenant ce matin on est allé trouver que les corps habillés ont pris le coin. » Avant d’ajouter, très déterminé et menaçant : « Pour le moment, on a reculé un peu d’abord. Mais on va essayer de voir ce qu’on peu faire demain (aujourd’hui, Ndlr). »

Et pourtant, le gouvernement leur avait fait des propositions de projets auxquelles ont adhéré certains d’entre eux. Ouattara Amadou, le président de l’autre branche des ex-combattants démobilisés a, quant à lui, résolument opté pour le dialogue avec les Autorités : « La Cellule 39 a décidé d’utiliser la voie du dialogue et de la négociation pour poser les problèmes des ex-combattants. » « Et les choses se passent bien et sont sur de bonnes voies », rassure-t-il.

Toutefois, l’affaire des démobilisés de la cellule 39 de Bouaké continuera assurément d’alimenter les conversations. Car elle semble visiblement loin de son épilogue. Aussi, la montée des mouvements d’humeur à travers le pays inquiètent quelque peu les Ivoiriens. D’autant plus que l’approche de la présidentielle de 2020 éveille d’ores et déjà des tensions entre les potentiels candidats. Le ministre Sidiki Diakité avait récemment indiqué à l’issue du CNS que ces ex-combattants étaient une main-d’oeuvre pour certains aventuriers. De quoi inquiéter davantage.

Source: afrique-sur7.fr

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