Burkina Faso: vers la fin des appels d’offres pour les marchés publics

Politique | Publié le Mardi 04 Juillet 2017 à 11:22:56 | |
 

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Burkina Faso: vers la fin des appels d’offres pour les marchés publics

Au Burkina Faso, les députés ont adopté un projet de loi sur l'allègement des procédures de contractualisation du programme Partenariat public-privé (PPP)

 Ce qui signifie que le gouvernement pourra passer des contrats pour la construction de plusieurs centres de santé, d'écoles, d'universités et routes par la procédure de l'attente directe avec des entreprises privées. Les députés de l'opposition qui craignent que cette procédure ne soit une voie ouverte à la corruption ont quitté l'hémicycle avant l'examen et l'adoption du projet de loi.

Hormis deux députés, tous les représentants de l'opposition ont quitté l'hémicycle avant l'adoption du projet de loi sur l'allègement des procédures de contractualisation du programme Partenariat public-privé. « L’opposition politique n’est pas contre la réalisation des infrastructures au profit d’une population laborieuse. Toutefois, elle ne souhaite pas se rendre complice d’un mode de passation de marché de gré à gré, qui consacrerait la corruption accélérée et le pillage de nos ressources », a déclaré Daouda Simboro, le président du groupe parlementaire UPC.

Les 76 députés qui sont restés ont examiné et adopté à l'unanimité le projet de loi, tout en critiquant sévèrement l'attitude de l'opposition : « C’est le privé qui fait confiance au public, qui vient avec son argent, qui prend les projets que l’Etat ne peut pas exécuter et qui dit : moi je l’exécute sur mes fonds et on s’entend sur le paiement. Dans ces conditions-là, je ne vois pas comment il y a suspicion de corruption ».

Un projet de loi qui satisfait Adizatou Rosine Coulibaly, la ministre de l'Economie, des Finances et du Développement : « Nous avons proposé de mettre en place un dispositif qui va relever de la loi pour le contrôle a posteriori et que ce n’est pas vraiment pas un boulevard qui est ouvert pour la corruption ».

Le dispositif de sécurité avait été renforcé autour de l'Assemblée nationale, suite aux menaces de l'opposition d'appeler ses militants à investir les rues et l'hémicycle.

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