Combat pour la libération de Gbagbo : Gnamien Konan se déculotte

Politique | Publié le Mercredi 14 Juin 2017 à 16:04:11 | |
 
Combat pour la libération de Gbagbo :  Gnamien Konan se déculotte

Réconcilier les Ivoiriens dans leur ensemble en exigeant la libération des prisonniers de la crise post-électorale de 2011 et plus singulièrement Laurent Gbagbo. Une cause noble que s’est assigné depuis peu l’ex-ministre Gnamien Konan. Pour autant ses attaques et accusations répétées contre le pouvoir d’Abidjan dont il a été un des promoteurs le discréditent et nuisent à sa nouvelle mission.

Certains diront que c’est la tendance depuis la création du monde… L’homme politique fonctionne dans une logique de manipulation, de légitimité, dans laquelle son ennemi d’hier peut être son ami aujourd’hui.  A l’image de Kouadio Konan Bertin, Charles Konan Banny, etc qui n’ont pas hésité à courtiser les militants de l’ex-Chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, pour les échéances électorales de 2015. Cependant pouvons-nous inscrire le cas Gnamien Konan dans cette mouvance quand on sait qu’il a contribué à asseoir un système qui a emprisonné ceux dont il exige aujourd’hui la libération ?

Car, rappelons-le, l’intérêt de l’ex-ministre de la fonction publique et de la modernisation de l’Administration pour les pro-Gbagbo, s’est manifesté après son éviction, le vendredi 25 novembre 2016, du gouvernement.

« La réconciliation passe nécessairement par la libération de Laurent Gbagbo, Blé Goudé et de tous les autres prisonniers politiques (…) Le gel des avoirs du camp des hommes de Gbagbo n’a pas été une bonne chose », affirmait-il dimanche 11 juin dernier, lors d’un meeting dans une sous-préfecture, à Agboville.

Toutefois, si cette méthode d’approche ne fait disparaître la légitimité tant recherchée, Gnamien Konan se discrédite en pensant que ses alliés d’aujourd’hui passeront l’éponge sur sa participation aux prises de décisions. Sinon, pourquoi c’est maintenant qu’il constate une ‘‘injustice’’ dans l’extradition Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé à la Cour pénale internationale (Cpi)

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