Côte d’Ivoire-France/ Lutte contre le terrorisme : Ce que les Ivoiriens doivent craindre

Politique | Publié le Lundi 12 Juin 2017 à 16:10:56 | |
 
Côte d’Ivoire-France/ Lutte contre le terrorisme : Ce que les Ivoiriens doivent craindre

Si nombre d’Ivoiriens saluent l’embellie des relations diplomatiques de l’axe Paris-Abidjan, il faut également craindre le revers de la médaille. Le positionnement de la Côte d’Ivoire aux côtés de la France, au premier rang, dans la lutte contre le terrorisme ne sera pas sans conséquence.

« La France et la Côte d’Ivoire vont renforcer dans les prochaines semaines, de manière concrète, leur partenariats militaires et dans le renseignement pour gagner la bataille contre le terrorisme », s’engageait Emmanuel Macron, dimanche 11 juin 2017, lors de la réception de son homologue ivoirien, Alassane Ouattara. Par-dessus l’honneur fait au chef de l’Etat ivoirien, président président africain reçu par Macron ainsi que les doléances, les Ivoiriens doivent mesurer les contours de la promesse de leur Président de ‘‘jouer sa part’’ dans la lutte contre le terrorisme au niveau de la sous-région Ouest africaine.

Cette position de la Côte d’Ivoire dans la lutte contre le terrorisme n’est pas sans risque. L’attentat de la station balnéaire de Grand-Bassam, 13 mars 2016, demeure dans les esprits. Le principal cerveau de l’opération court toujours. Ainsi les autorités ivoiriennes doivent redoubler d’ardeur pour ne plus être dépassés par les évènements lors de ladite attaque.

Ce n’est un secret pour personne. Les cibles des terroristes sont les puissances occidentales avec lesquelles ils se livrent une guerre sans merci. S’immiscer dans cette guerre suppose d’avoir une force de feu et des services de renseignement à la pointe. Toutefois, le risque zéro n’existe pas. Et l’engagement des pays africains aux côtés de la France dans cette guerre a déjà fait de grosses pertes dans leurs rangs. 15 juin 2015, N’Daména, capitale du Tchad essuie un attentat suicide de la secte islamique Boko Haram. Pareil pour le Burkina Faso le 15 janvier 2016. Quant au Mali, les attaques terroristes sont monnaie courante. Dans la ligne de mire des terroristes, le Sénégal dont le Président Macky Sall est un autre fer de lance dans cette lutte craint une attaque sur son sol. En somme, l’engagement dans la lutte contre le terrorisme n’est pas sans conséquence. Une rigueur s’impose d’ores et déjà au risque d’être à nouveau surpris par un Bassam bis.

 

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