Coup d'Etat en Guinée équatoriale : Obiang Nguema accuse des personnalités basées en France

Politique | Publié le Jeudi 18 Janvier 2018 à 09:36:06 | |
 

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Coup d'Etat en Guinée équatoriale : Obiang Nguema accuse des personnalités basées en France

Si les relations entre la France et la Guinée équatoriale sont « très bonnes », le Chef de l’Etat équato-guinéen estime en revanche que le coup d’Etat “avorté” de décembre dernier aurait été financé par des personnalités basées en France.  

 

 

En fin décembre, les autorités équato-guinéennes ont annoncé avoir déjoué un coup d’Etat orchestré par des mercenaires venus du Tchad, du Soudan et du Cameroun en complicité avec des citoyens équato-guinéens. Les opérations conjointes des armées camerounaises et équato-guinéennes auraient permis d’arrêter une cinquantaine de membres du commando. Un coup d’Etat qualifié de “vrai-faux” par des opposants, notamment ceux qui sont en exil.

En attendant la fin des enquêtes qui seraient en cours, le dirigeant équato-guinéen semblable déjà savoir d’où est partie la prétendue tentative de coup d’Etat. Dans un entretien exclusif sur France 24 et RFI, Teodoro Obiang Nguema Mbassogo semble en être convaincu. « Le coup d’Etat est parti de la France, car le financement ayant permis de recruter les terroristes venait de la France », a déclaré le président équato-guinéen à Christophe Boisbouvier de RFI et Marc Pellerman de France24. Réaffirmant la bonne santé des relations franco-guinéennes, Obiang Nguema a invité les autorités françaises à collaborer avec la justice de son pays afin de débusquer les coupables.

Mais, l’autre préoccupation d’Obiang Nguema, c’est d’obtenir des explications ou des éclaircissements de son homologue tchadien. « Les responsables tchadiens ont déclaré n’y être pour rien. C’est vrai. Mais, le Tchad devrait mener une enquête pour chercher à savoir comment on a recruté des terroristes dans son pays sans qu’il ne s’en rende compte », a-t-il souligné.

 

Abordant la question de l’extradition de Yahya Jammeh accusé de violation des droits de l’homme, le chef de l’Etat de Guinée équatoriale a promis « d‘étudier la question » avec ses juristes afin de voir comment répondre aux multiples demandes. Mais, a-t-il nuancé, c’est une « mauvaise conception » que de poursuivre une personne qui a quitté le pouvoir.

 

Et comme ses pairs africains, Obiang Nguema a qualifié Donald Trump de raciste à propos de « Pays de merde », expression utilisée récemment par le président américain pour parler de Haïti et des pays africains.

 

Mais, quittera-t-il le fauteuil présidentiel en 2023 comme il l’avait promis ? « J’ai annoncé à mon peuple que je devrais quitter le pouvoir. Mais, j’attends la réponse de mon peuple », a-t-il expliqué.

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