Des heurts en marge de l'arrivée de Macron à l'université de Ouagadougou

Politique | Publié le Mardi 28 Novembre 2017 à 23:24:54 | |
 

+ de Politique

Des heurts en marge de l'arrivée de Macron à l'université de Ouagadougou

Décidément, les premier pas en Afrique d'Emmanuel Macron président de la République sont mouvementés. Après qu'une grenade a été lancée contre des militaires français à Ouagadougou, faisant trois blessés chez les civils, c'est une manifestation d'étudiants qui attendait le chef de l'État français à son arrivée à l'université de la capitale burkinabèe, où il prononçait un discours ce 28 novembre.  

"À bas l'impérialisme", scandaient notamment certains étudiants.. Comme l'ont noté des témoins, des pneus ont été enflammés le long des routes menant à l'université de Ouagadougou et les forces de sécurité sont intervenues à grands renforts de gaz lacrymogènes.

D'après des témoins et les journalistes suivant la venue du président français au Burkina Faso, une partie du convoi, mais pas celui des officiels français a également été prise à partie. De nombreux véhicules ont été caillassés et l'un d'entre eux aurait pris feu. Selon les médias présents et les forces de sécurité, personne n'a été blessé et le convoi a tout de même pu parvenir à destination.

 

Les étudiants affichaient également des slogans contre la présence militaire de la France dans le pays et dans le reste de l'Afrique. Une foule réduite d'étudiants avaient seulement été autorisés à pénétrer dans la salle où Emmanuel Macron devait prononcer son discours. Et c'est sous les applaudissements que le président français y a fait son entrée.

Près d'une heure après les heurts survenus entre les manifestants et le convoi, le porte-parole de l'Élysée Bruno Roger-Petit a livré la version officielle des incidents. "Lors du déplacement de ce jour, à Ouagadougou, un véhicule de la délégation a fait l'objet d'un jet de pierres. Mais ni centaines d'assaillants, ni voitures détruites", a-t-il publié sur Twitter, démentant notamment un tweet rapidement supprimé du journaliste de "Quotidien" Hugo Clément.

 

Il a également précisé que "lorsque s'est produit cet incident, le Président Emmanuel Macron s'entretenait avec son homologue, le Président Kaboré." Pendant qu'Emmanuel Macron donnait son discours à l'intérieur de l'université, les heurts se sont poursuivis entre forces de l'ordre et manifestants anti-impérialisme. Des barricades et des feux ont même été mis en place sur les avenues avoisinantes.

 

 

 

huffingtonpost.fr

Commentaires Facebook