Embuscade au Niger: Donald Trump et l'armée américaine face à la polémique

Politique | Publié le Mardi 24 Octobre 2017 à 12:02:50 | |
 
Embuscade au Niger: Donald Trump et l'armée américaine face à la polémique

Lundi 23 octobre 2017, Donald Trump a remis la médaille d'honneur à un infirmier militaire pour acte de bravoure pendant la guerre du Vietnam, quelque 40 années après la fin du conflit. De quoi contraster avec la polémique mettant aux prises le président et la veuve de l'un des quatre soldats américains tués début octobre au Niger. L'affaire ne cesse de faire couler de l'encre. Le chef d'état-major interarmées a dû prendre la parole lundi pour revenir sur les conditions de cette embuscade meurtrière.

 

 

Le 4 octobre dernier, quatre soldats américains tombaient dans une embuscade de jihadistes du groupe al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Et samedi 21 octobre, l'un de ces soldats, La David Johnson, 25 ans, était inhumé dans un cimetière d'Hollywood, en Floride, en présence d'un millier de personnes.

 

Sa veuve, Myeshia, enceinte de six mois, se trouvait au premier rang avec leurs deux autres enfants, Ah'Leeysa, 6 ans, et La David Jr, 2 ans. Et lundi, elle a ensuite accordé sa première interview à la chaîne ABC. L'occasion de confirmer les dires de l'élue démocrate de Floride Frederica Wilson, qui avait lancé la polémique.

Myeshia Johnson a raconté le malaise qu'elle avait ressenti lorsque le président Trump l'a appelée pour lui présenter ses condoléances : « Ça m'a fait pleurer, parce que j'étais en colère à cause du ton de sa voix. Il ne se rappelait même pas du nom de mon mari et c'est ce qui m'a fait le plus mal. »

 

 
 
Myeshia, veuve du soldat américain La David Johnson, tué le 4 octobre 2017 au Niger. Hollywood, le 21 octobre lors des obsèques du jeune homme.REUTERS/Joe Skipper

 

« Pourquoi ne pouvez-vous pas vous souvenir de son nom ? »

Le président Donald Trump « ne se souvenait de son nom que parce qu'il m'a dit qu'il avait son dossier sous les yeux », considère la jeune femme. Et de marteler : « Il ne pouvait pas se souvenir du nom de mon mari. Je l'ai entendu bafouiller en essayant de se souvenir de son nom. »

Il « savait à quoi s'attendre » en s'engageant, « même si c'est probablement douloureux », lui aurait fait remarquer le chef d'Etat. Mais « si mon mari est en train de se battre pour notre pays, risque sa vie pour notre pays, pourquoi ne pouvez-vous pas vous souvenir de son nom ? », demande Myeshia.

Dans un tweet, relate notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet, Donald Trump a répondu. Le président des Etats-Unis a certifié sur son réseau social favori que la conversation avec la jeune femme avait été très respectueuse et qu'il avait prononcé le nom du soldat dès le début, sans aucune hésitation.

 

« Ils ne m'ont rien montré, pas un doigt, pas une main »

Mais Myeshia Johnson est aussi en colère contre l'armée, qui ne lui a donné pratiquement aucun détail sur les circonstances de la mort de son mari, et qui a refusé de lui montrer sa dépouille : « J'ai besoin de le voir pour savoir que c'est mon mari. Ils ne m'ont rien montré, pas un doigt, pas une main. »

« Je ne sais pas ce qu'il y avait dans ce cercueil et pour autant que je sache, il aurait pu être vide », conclut la veuve, alors que lors d'une conférence de presse, le chef d'état-major interarmées, Joseph Dunford, a déclaré lundi que les familles des victimes seraient les premières informées des résultats de l'enquête en cours...L'article complet en un clic sur Rfi.fr

 

 

 

 

 

 

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