Ghana : Un militant anti-corruption nommé Procureur spécial

Politique | Publié le Samedi 13 Janvier 2018 à 07:15:28 | |
 
Ghana : Un militant anti-corruption nommé Procureur spécial

Le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, a nommé le militant anti-corruption du Congrès national démocratique (NDC, opposition), Martin Alamisi Amidu, au poste de Procureur spécial.

 

 

Cette annonce a surpris de nombreux observateurs politiques qui s’attendaient à la nomination d’un des caciques du Nouveau parti patriotique (NPP, au pouvoir), comme Philip Addision, un membre du NPP et juriste ou Akoto Ampau, un avocat avisé, pour ne citer que quelques-uns.

Immédiatement après que son nom a été mentionné par le président, des réactions mitigées ont fusé, à la fois des membres du NPP et du NDC, avec certains exprimant des opinions diverses sur la décision présidentielle.

Les grands journaux du pays ont tous repris l’information, qui a fait la ‘Une’ de nombreuses publications.

Le Ghanaian Times a écrit, "Martin Amidu nommé Procureur spécial" ; le Daily Graphic, "Amidu nommé procureur spécial ... Rawlings le félicite" ; le Chronicle, "Le NDC est mort .. Comme Aminu dirige le bureau du procureur spécial" ; Le Croisading Guide, "Pourquoi Prési a choisi Martin Amidu" ; Le Finder, "Amidu, le Spécial ", et le Daily Searchlight,"Nana fait un pas de géant contre les Corrompus," parmi d’autres grands titres de la presse.

L’une des choses les plus importantes à propos de cette nomination est que la majorité et la minorité au Ghana ont toutes confirmé l’intégrité de M. Amidu, qui a été au premier rang dans la lutte contre la corruption, pour avoir été membre de la police active pendant l’ancienne administration du PNDC du président Jerry John Rawlings.

On se souviendra de lui comme ayant été le seul membre du PNDC à avoir ouvertement critiqué son camp pour corruption.

M. Amidu, qui est également un ancien procureur général sous l’administration du président John Evans Atta Mills, est devenu encore plus populaire lorsqu’il s’est ouvertement battu contre le paiement d’une amende infligée à un homme d’affaires ghanéen, Alfred Abesi Woyomi.

Il avait démissionné de son poste pour avoir critiqué ouvertement certains membres de la direction de son parti au sujet de ces amendes et s’était rendu au tribunal pour se battre en tant que simple citoyen.

Sa nomination a été un choc pour beaucoup, mais de nombreux Ghanéens sont d’avis qu’il est apte à occuper ce poste et que le Ghana a la bonne personne pour diriger la traque des fonctionnaires corrompus qui n’ont pas été inquiétés pendant plusieurs années.

 

 

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