Kenya: l'opposition veut créer une Assemblée du peuple

Politique | Publié le Mercredi 08 Novembre 2017 à 22:12:58 | |
 
Kenya: l'opposition veut créer une Assemblée du peuple

Au Kenya, l'opposition continue son mouvement de résistance après la réélection du président Uhuru Kenyatta. Victoire que la coalition NASA et son leader Raila Odinga ne reconnaît pas.

 Après avoir annoncé un boycott économique de plusieurs entreprises accusées d'être proches du pouvoir, la NASA lance une seconde phase avec une offensive politique visant la création d'une assemblée du peuple qui réunira politiques, religieux ou encore syndicalistes.

L'opposition essaie-t-elle d'instaurer une sorte de pouvoir parallèle ? En tout cas la NASA explique que son Assemblée du peuple permettra aux Kenyans « d'exercer directement leur souveraineté », sans plus de précision sur son réel poids politique.

Pour créer cette nouvelle institution, l'opposition est en train de déposer une motion au niveau de tous les comtés. Ce texte précise que l'Assemblée devra discuter d'un nouveau chemin vers la démocratie avec en ligne de mire, de nouvelles élections au plus tard le 9 février. Par ailleurs, cette convention auditera différentes institutions comme la Commission électorale, la police ou les renseignements, pour s'assurer de leur indépendance et de leur respect de la constitution.

Gouvernement intérimaire de 6 mois

Raila Odinga a donné des précisions. Le chef de la NASA a proposé un gouvernement intérimaire de 6 mois jusqu'à une nouvelle élection. Pendant ce temps, la Constitution sera revue pour diminuer le pouvoir du chef de l'Etat.

« Notre système présidentiel exacerbe les sentiments ethniques, car chaque groupe pense qu'il n'est pas en sécurité si son candidat n'est pas au pouvoir », a déclaré l'opposant. Raila Odinga s'est également dit ouvert à un dialogue avec Uhuru Kenyatta, pour aider à faire cesser les violences des groupes se sentant exclus du pouvoir.

Justement, plusieurs députés de l'Ouest se sont plaints mercredi d'incursions répétées d'Ougandais sur les zones de pêches kényanes. Ces élus ont reproché aux autorités de ne rien faire, de délaisser cette zone, avant de brandir des menaces de sécession.

 

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