L’UE pour une présidentielle pacifique et transparente au Cameroun

Politique | Publié le Lundi 01 Octobre 2018 à 15:50:07 | |
 
L’UE pour une présidentielle pacifique et transparente au Cameroun

L’Union européenne (UE) souhaite que la présidentielle du 7 octobre prochain au Cameroun se déroule dans les bonnes conditions avec l’implication de tous les acteurs et de l’ensemble des citoyens de ce pays.  

Dans une déclaration dont APA a obtenu copie lundi, la porte-parole en charge des Affaires étrangères et la sécurité au sein de la délégation de l’Union européenne, Maja Kocijancic a donné la position de cette institution.

 

Pour cela, l’UE estime que « l'organisation des élections de manière pacifique, crédible, inclusive et transparente, doit permettre au plus grand nombre d'électeurs d'y participer, en garantissant les mêmes opportunités aux différents candidats ».

 

Aussi, a-t-elle insisté, « toute tentative de perturber le scrutin par des actes de violence contre des personnes ou des biens doit être évitée ».

 

Parce ce qu’il s’agit d’un scrutin inclusif, l’UE souhaite une participation active des populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, alors que cette partie du pays de culture anglophone fait fasse depuis deux ans à des revendications sécessionnistes à l’origine des violences qui y sévissent actuellement.

 

En invitant les Camerounais à privilégier le « dialogue et la concertation », l’UE qui est contre la partition du pays a réaffirmé son soutien à toutes les initiatives allant dans le sens de la résolution pacifique de ce problème.

 

Pour cette présidentielle qui mette aux prises neuf candidats dont le chef de l’Etat sortant Paul Biya, l’UE n’enverra pas d’observateurs électoraux.

 

Bien que la raison de cette absence n’ait pas fait jusque-là l’objet d’une annonce officielle, l’UE compte s’appuyer sur des ONG locales pour avoir une idée plus précise sur le déroulement des élections.

 

Il s’agit là d’une grande première depuis la restauration du multipartisme en 1990 puisque lors des scrutins présidentiels de 1992, 1997, 2004 et 2011, l’EU avait toujours déployés des observateurs électoraux au Cameroun.

Commentaires Facebook