La chefferie de Gagnoa plaide pour un jugement dans les six mois à venir, de tous détenus de la crise Ivoirienne

Politique | Publié le Vendredi 19 Janvier 2018 à 08:32:32 | |
 
La chefferie de Gagnoa plaide pour un jugement dans les six mois à venir, de tous détenus de la crise Ivoirienne

La chefferie traditionnelle du département de Gagnoa, a plaidé jeudi, auprès du président de la République, Alassane Ouattara, lui demandant de prendre toutes les dispositions constitutionnelles relevant de son autorité, afin que tous les détenus issus de la crise post-électorale 2011 et ses dérivées, soient jugés dans les six mois à venir.

 

« C’est possible et nous plaidons dans ce sens », a insisté le porte-parole de la chefferie, Dr Gadji Dagbo Joseph, président du collectif des chefs de villages du département de Gagnoa et chef du village de Godélilié, s’adressant au préfet de région du Gôh, Sanogo Al-Hassana, en séance publique dans le cadre de la cérémonie officielle de présentation des vœux de nouvel an.

Pour le chef Gadji, qui avait à ses côtés le chef Gbizié Lambert, vice-président du conseil supérieur des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire, il s’agit de vœux du peuple qui n’a pu être consulté avant que les corps constitués ne les présentent au Chef de l’Etat, lors de la cérémonie solennelle au palais présidentielle à Abidjan.

Il s’agit de vœux à transmettre au président Ouattara et au Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, a soutenu l’autorité traditionnelle, qui a recommandé aux ivoiriens de demeurer dans cette vision, et de faire en sorte que ‘l’ivoirien nouveau’ prôné depuis peu, ne soit pas celui qui n’a d’yeux que pour ses frères et sœurs, ses parents, son village, sa sous-préfecture et son département.

Plus d’une centaine de détenus civils et militaires arrêtés au lendemain de la crise post-électorale de mars-avril 2011, selon plusieurs sources, sont encore en attente d’un jugement définitif et/ou de leurs comparution devant des juges.

Dans ses interventions sur la question, le président de la République a précisé que les personnes encore détenues sont ceux qui ont participé à l’atteinte à la sureté de l’Etat, après la crise post-électorale, ceux d’avant sa prise de fonction ayant déjà été jugés.

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