La Corée du Nord expédie un nouveau missile pour la fête nationale américaine Par RFI

Politique | Publié le Mardi 04 Juillet 2017 à 08:10:27 | |
 
La Corée du Nord expédie un nouveau missile pour la fête nationale américaine Par RFI

La Corée du Nord a procédé à un nouveau tir de missile balistique, le 13e depuis le début de l’année. Selon l’état-major des armées sud-coréennes, l’engin a été tiré à 9h40 heure locale, ce mardi 4 juillet 2017, depuis le pas de tir de Panghyeon, près de la capitale. Le jo

Les menaces, les appels à la retenue ou les promesses de dialogue n’ont eu aucun effet : la Corée du Nord a procédé ce mardi à son 13e tir de missile depuis le début de l’année 2017.

Il a parcouru 930 km avant de s’abîmer en mer du Japon, selon le commandement de l’armée américaine dans le Pacifique. Le président sud-coréen Moon Jae-in a convoqué en urgence son conseil de sécurité nationale en réaction.

De l'autre côté, selon la télévision publique nord-coréenne, le numéro un du régime Kim Jong-un a lui-même supervisé l'essai du missile Hwasong-14, présenté par la présentatrice comme un moment « historique ».

Un missile théoriquement capable de frapper l'Alaska ?

Dans un bulletin télévisé spécial, Pyongyang assure qu'il s'agissait d'un missile balistique intercontinental (ICBM). Une étape cruciale vers la réalisation de son objectif : pouvoir menacer les Etats-Unis avec un feu nucléaire.

L’engin a été tiré à un angle très élevé. En se basant sur la distance parcourue et sur la durée du vol, les analystes ont calculé qu’il avait une portée théorique de 6 700 km. Ce qui lui permettrait en effet d’atteindre l’Alaska s’il était tiré à un angle normal.

Pyongyang cherche aussi à diversifier ses fusées et ses sites de lancement, afin de cacher ses tirs jusqu’à la dernière minute, selon l’agence de presse sud-coréenne Yonhap.

Donald Trump réagit compulsivement sur le réseau Twitter

Ce nouvel essai survient le 4 juillet, jour de fête nationale aux Etats-Unis. Dans deux tweets, le président américain s’est demandé si le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un n’avait « rien de mieux à faire de sa vie ».

Donald Trump a suggéré que la Chine, principal allié de Pyongyang, pourrait « peut-être » agir et « mettre fin pour de bon à cette absurdité ».

Une agressivité verbale qui cache mal l’impuissance de Washington à convaincre Kim Jong-un de renoncer à son programme de dissuasion nucléaire, un programme considéré par le régime comme sa meilleure chance de survie.

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