La première de la Guinée Equatoriale dame humiliée à Genève

Politique | Publié le Samedi 24 Juin 2017 à 17:58:46 | |
 
La première de la Guinée Equatoriale dame humiliée à Genève

Les relations entre la Guinée Équatoriale et le groupe français de téléphonie mobile Orange sont toujours tendues. Un nouvel incident survenu mercredi dernier vient compliquer la situation déjà très tendue entre les deux partenaires.

En effet, mercredi dernier, l’opérateur a réussi à empêcher la première dame de la Guinée Equatoriale, Constancia Mangue Nsue Oko et quelques membres du gouvernement d’embarquer sur un avion équato-guinéen à l’aéroport de Genève. Ils ont néanmoins réussi à embarquer sur un autre appareil présent à Genève.

On se rappelle qu’en Octobre 2016 un incident similaire s’était produit avec un autre appareil. Cette fois-là c’était le Chef de l’État qui devait embarquer à Lyon.

Origine du malaise avec la Guinée Equatoriale

L’origine du désaccord entre les deux parties remonte à quelques années plus tôt. Le groupe français qui détenait 40 % des parts de l’opérateur historique équato-guinéen Getesa, avait décidé en 2011 de se séparer de ses actions. Le gouvernement avait donc entamé les discussions. Les deux parties ont convenu finalement d’un droit de sortie du français Orange qui n’a malheureusement pas été respecté.

En 2014, Orange obtient la condamnation à une amende de 132 millions d’euros du gouvernement de la Guinée Equatoriale après une procédure enclenchée à la Chambre de commerce internationale de Paris.

Malabo promet d’honorer sa dette mais …

Après de nombreuses actions du groupe français, Malabo finit par céder et promet un règlement total de l’amende. Seulement l’amende n’est plus de 132 millions d’euros mais plutôt 150 millions d’euros (intérêt inclus). Malabo a par la suite réglé une partie de la dette à en croire Jeune Afrique.

Mais après un audit, Malabo revient sur sa décision de régler totalement la dette. Les opérations menées par Orange dans le pays n’aurait pas été à l’avantage des citoyens selon les conclusions de l’audit. Ainsi, le gouvernement revient sur sa décision et se refuse de régler le reste de la dette. Une situation qui sans aucun doute déplaît au groupe français qui continue d’exiger le règlement total comme convenu.

 

 

La Tribune

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