La Zambie refuse l’asile à Tendai Biti

Politique | Publié le Jeudi 09 Aout 2018 à 09:06:27 | |
 

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La Zambie refuse l’asile à Tendai Biti

Tendai Biti, un haut responsable de l'opposition du Zimbabwe au sein de l'alliance MDC, s'est vu refuser l'asile par la Zambie voisine.  

 

La police zimbabwéenne accuse l'opposant d'avoir incité à la violence après les premières élections générales post-Mugabe.

 

Le ministre zambien des Affaires étrangères, Joe Malanji, a déclaré à la BBC que les motifs de la demande d'asile de M. Biti étaient trop faibles.

 

L'opposant zimbabwéen a été maintenu en détention jusqu'à son retour au Zimbabwe, a-t-il précisé.

 

 

Mercredi tôt dans la matinée, son avocat a déclaré que son client était en détention à la frontière avec la Zambie, après son arrestation par la police zimbabwéenne.

 

Un rapport présumé de la police zambienne circulant sur les médias sociaux indique que des responsables zimbabwéens ont tenté d'arrêter et de mettre en détention M. Biti après son entrée en Zambie.

 

 

Les appels à l'aide de l'opposant auraient alerté la foule, poussant quelque 300 voyageurs à faire barrage à son arrestation, selon ce rapport.

 

Les autorités zambiennes sont alors intervenues et ont menacé d'arrêter les officiers zimbabwéens, leur reprochant d'"avoir exécuté leur mandat sur le sol zambien".

 

Un retour à la case départ ?

De nombreux zimbabwéens caressaient l'espoir d'un grand changement socio-politique et économique dans leur pays à travers une alternance par les urnes après les élections qui ont mis fin au règne de 37 ans de Robert Mugabe en novembre dernier.

Mais la semaine dernière, six personnes ont été tuées après l'intervention de l'armée contre les manifestants de l'opposition dans la capitale, Harare.

 

Les correspondants de presse dans le pays affirment qu'il y a un climat de peur au Zimbabwe, certains membres de l'opposition se cachent de peur d'être arrêtés.

 

 

La commission électorale a déclaré que le président Emmerson Mnangagwa avait remporté le scrutin, mais l'alliance MDC soutient que ces résultats sont le fruit d'un tripatouillage électoral.

 

L'opposition affirme que son candidat, Nelson Chamisa, est le véritable vainqueur de ces élections et que les résultats ont été manipulés.

 

Le mandat d'arrêt de M. Biti, auquel la BBC a eu accès, indique qu'il a "illégalement" annoncé que M. Chamisa avait remporté l'élection présidentielle.

 

 

Tendai Biti était le ministre des Finances dans un gouvernement d'union formé à la suite des élections contestées de 2008.

 

Il a contribué à stabiliser l'économie après des années d'hyperinflation.

 

Loin de jeter l'éponge, l'alliance MDC a confirmé qu'elle contesterait le résultat de l'élection présidentielle devant les tribunaux.

 

 

Thabani Mpofu, un avocat du parti, cité par l'Agence France-Presse, a déclaré que le résultat officiel était une "négation totale de la volonté du peuple".

 

Au total, la police est à la recherche de neuf hauts responsables de l'opposition en relation avec les violences postélectorales.

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