Le Somaliland se prépare à une élection présidentielle

Politique | Publié le Dimanche 12 Novembre 2017 à 13:11:54 | |
 

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Le Somaliland se prépare à une élection présidentielle

Au Somaliland, les électeurs sont appelés aux urnes, lundi 13 novembre. Ce territoire de 4 millions d'habitants, ancienne colonie britannique située dans la Corne de l'Afrique, a proclamé son indépendance de la Somalie en 1991. C'était à la chute du régime de Siad Barré, après dix années d'insurrection contre le pouvoir central somalien de Mogadiscio. Aujourd'hui, cette république autoproclamée dont l’existence n’est pas reconnue officiellement à l’étranger, vit en paix et organise sa troisième élection présidentielle. Le président sortant a décidé de ne pas se représenter.

Le Somaliland a tout d'un Etat comme les autres sauf l'essentiel. Il a son drapeau, son armée, ses écoles, des institutions et une administration qui collecte l'impôt. Pourtant, aucun pays étranger ne reconnaît officiellement son existence.

« Cela pourrait donner des idées aux Somali vivant en Ethiopie ou au Kenya. Par ailleurs, l'ONU a reconnu l'indépendance du Soudan du Sud et de l'Erythrée, ce qui a entraîné un désastre », explique Ulf Turlinden, spécialiste de la région.

Un Etat fantôme donc, mais qui s'est toujours pris en main, notamment depuis la guerre civile. En 1981, un groupe rebelle baptisé SNM prend les armes contre le dictateur somalien Siad Barré. S'en suivent dix ans de guerre et des dizaines de milliers de morts. Une décennie de conflit qui a forgé l'idée d'une nation au Somaliland.

A la chute de Siad Barré, le territoire proclame son indépendance. Presque sans aucune aide internationale, le pays parvient à instaurer un système politique. Même si certaines zones de l'Est connaissent parfois des troubles, le Somaliland reste en paix et organise ses élections sans incident majeur. « Un exemple à suivre », disent beaucoup d'observateurs.

Ce lundi 13 novembre, 700 000 électeurs devront départager trois candidats issus des trois partis officiels, sous l'œil d'une soixantaine d'observateurs internationaux et à l'aide d'un système inédit : une reconnaissance oculaire des votants. Une nouvelle occasion pour le Somaliland de prouver sa maturité et de faire un pas de plus vers la reconnaissance.

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