Macron dénonce «l’agenda caché» et «les trahisons successives» de ses prédécesseurs

Politique | Publié le Jeudi 28 Decembre 2017 à 13:04:14 | |
 
Macron dénonce «l’agenda caché» et «les trahisons successives» de ses prédécesseurs

Dans une interview au quotidien espagnol El Mundo, le président français dit aussi s’attendre «à des résultats significatifs» pour le chômage «au bout de 18 à 24 mois».

 

Emmanuel Macron a donné une longue interview au quotidien espagnol « El Mundo » qui en fait la personnalité de l’année. Dans cet entretien, le président français revient sur les méthodes de ses prédécesseurs, la réforme du Code du travail et le chômage, et sur le dossier Corse.

« Une réforme claire. » Reconnaissant que la réforme du Code du travail n’a pas été « facile », Emmanuel Macron souligne que c’était « une réforme claire » car il l’avait annoncée lors de la campagne. « Nous avons une grande tradition française : celle de l’agenda caché, ou des trahisons successives, explique Emmanuel Macron. On fait une campagne pour rassembler le cœur de ses militants pendant la primaire, puis on revoit son programme pour séduire un électorat plus large pendant la campagne et enfin on gouverne de manière encore différente. Cette méthode a brisé la confiance des Français ».

« La première année est cruciale. » Le chef de l’Etat justifie le choix de passer par des ordonnances pour la réforme du Code du travail. « La première année du mandat est cruciale : c’est là qu’on met en place les transformations qui produiront les vrais résultats, sur l’emploi avant tout, dans les deux ans, analyse-t-il. C’est pour cela que j’ai voulu aller vite ». Selon lui, les résultats sur le chômage seront « significatifs au bout de 18 à 24 mois ».

Prêt à des « évolutions » sur la Corse. Après la victoire des nationalistes aux élections territoriales en Corse, Emmanuel Macron assure qu’« il est possible de réfléchir à d’éventuelles évolutions » du fonctionnement de la collectivité de Corse mais « dans le cadre de la Constitution ». Cette dernière ne permettant « pas de donner satisfaction à certaines revendications, comme le statut de résident ou la co-officialité de la langue corse ».

Soutien à l’Espagne. Le président français s’est refusé à commenter le scrutin de vendredi en Catalogne qui a vu les indépendantistes conserver leur majorité. Mais il s’est dit confiant envers le gouvernement espanol. « J'ai soutenu et continuerai de soutenir la légalité et l'unité constitutionnelle en Espagne. Je fais pleinement confiance au gouvernement de Mariano Rajoy pour gérer la situation, assure-t-il. Je souhaite que la stabilité et la confiance puissent revenir rapidement en Catalogne. »

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