Mali: colère après l'utilisation du mot Azawad dans un devoir

Politique | Publié le Lundi 23 Octobre 2017 à 09:36:06 | |
 

BUZZ ACTU  

Mali: colère après l'utilisation du mot Azawad dans un devoir

L'utilisation du mot ''Azawad'' dans un devoir de l'école française ''Liberté A'' de Bamako au Mali fait polémique.

Les parents d'élèves maliens de cette école et les internautes se sont insurgés contre le devoir qui fait de l'Azawad une région malienne regroupant tout le nord avec une capitale, alors que l'Azawad n'est admis au Mali qu'en tant que entité géographique.

Le jour-là, un maitre de l'école française de Bamako appelée ''Liberté A'' dispensait des cours de compréhension sur le Mali.

Une dizaine de questions et leurs réponses sont présentées sur la copie remise aux élèves de CM2.

Parmi lesquelles : qu'est-ce que l'Azawd ? cette région appartient-elle au Mali ? Quelle est la capitale de l'Azawad

Les réponses proposées par l'enseignant sont : l'Azawad est un territoire du nord appartenant au Mali, Il regroupe Gao Tombouctou et Kidal, sa capitale Gao.

Ces deux dernières réponses sont contraires à l'acception officielle du mot Azawad qui admis en tant que réalité géographique ne couvrant pas tout le nord, ne peut pas avoir une capitale à part.

Des parents d'élèves maliens de l'école et des internautes se sont indignés et ont dénoncé des propos graves.

Il faut rappeler que le mot Azawad est souvent utilisé par des ex-rebelles à des fins indépendantistes.

La France est vue par une partie de l'opinion malienne comme un soutien à ces ex-rebelles.

L'affaire à fait grand bruit, le gouvernement malien ne s'est pas prononcé, l'ambassade de France s'est excusé auprès des autorités à travers une correspondance

L'ambassade a dit regretter : '' l'inexactitude et les raccourcis que pouvait contenir ce devoir, un sujet qui fait actuellement débat au Mali''

Plus loin, la chancellerie indique que l'école et l'enseignent ont été rappelés à leur devoir de réserve et que l'enseignant sera rappeler à Paris par l'agence pour l'enseignement français à l'étranger qui prend cet incident très au sérieux.

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