Moussa Faki Mahamat appelle à traduire en justice les auteurs de la vente de migrants africains subsahariens en Libye

Politique | Publié le Dimanche 19 Novembre 2017 à 12:56:28 | |
 

BUZZ ACTU  

Moussa Faki Mahamat appelle à traduire en justice les auteurs de la vente de migrants africains subsahariens en Libye

Le Président de la Commission de l’Union africaine, (CUA), Moussa Faki Mahamat, s’est dit ‘’consterné’’ par les informations faisant état de la vente aux enchères comme esclaves de migrants africains sur le territoire libyen, et exhorte à une « action rapide » pour identifier leurs auteurs et complices en vue de les traduire en justice.  

Condamnant  avec « fermeté »  ces « pratiques ignobles, qui sont aux antipodes des idéaux des Pères fondateurs de l’organisation panafricaine, le président de la CUA dans un communiqué, demande l’arrêt « immédiat de ces pratiques et de tous autres actes de trafic humain. »

 

A cet égard, Moussa Faki Mahamat se félicite de l’annonce faite par les autorités libyennes d’une enquête pour faire la lumière sur ces « pratiques criminelles »,  et les « exhorte à faire tout ce qui en leur pouvoir pour améliorer les conditions des migrants africains se trouvant sur leur territoire ».

 

Le président de la CUA invite la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples de diligenter, selon une procédure d’urgence, une enquête en appui aux mesures annoncées par les autorités libyennes et de soumettre, dans « les plus brefs délais possibles », ses conclusions aux fins de faciliter « une action et un suivi diligents. »

 

Il se propose également de dépêcher « rapidement » un émissaire en Libye pour des consultations avec le Gouvernement libyen et d’autres acteurs concernés, aux fins de s’accorder sur « des mesures pratiques en appui aux efforts visant améliorer le sort des migrants africains en Libye ».

 

Une vidéo de la chaîne américaine CNN publiée sur internet montre l’existence d'un marché aux esclaves subsahariens en Libye. Ces images n’ont pas tardé à faire réagir sur les réseaux sociaux.

Commentaires Facebook