Municipales, régionales et sénatoriales/ Boni Claverie catégorique : « La CEI est caduque et ne peut organiser des élections »

Politique | Publié le Vendredi 02 Fevrier 2018 à 16:18:36 | |
 

BUZZ ACTU  

Municipales, régionales et sénatoriales/ Boni Claverie catégorique : « La CEI est caduque et ne peut organiser des élections »

A la faveur de la signature d’un accord de partenariat entre l’Union Républicaine pour la Démocratie (URD) et Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS), jeudi 1er février 2018, les présidents respectifs de ces deux organisations politiques Boni Claverie et Pr Georges Armand Ouégnin ont exprimé leur refus de participer à une quelconque élection sans une reforme profonde de la Commission électorale indépendante (CEI).

 

« La Commission Electorale, dans sa forme actuelle, est caduque et ne peut en aucun cas organiser des élections. », a martelé Danielle Boni Claverie, présidente de l’URD, s’appuyant sur l’arrêt du 18 novembre 2016 rendu par la Cour Africaine des peuples et des droits de l’Homme qui fait obligation à l’Etat de reformer en profondeur l’organe chargé d’organiser les élections en Côte d’Ivoire afin de le rendre conforme aux normes internationales. La présidente de l’URD dit ne point comprendre les tergiversations des autorités ivoiriennes d’autant que le régime Ouattara s’est bâti sur la suprématie donnée aux décisions internationales qui, se convainc-t-il, ont autorité sur les lois internes à un pays. « L’article 123 de la Constitution ivoirienne est venu réaffirmer ce principe. Ce qui signifie que cet arrêt de la Cour est bien conforme à la Constitution et refuser de l’appliquer assimile notre pays à une république bananière. », a-t-elle ajouté.

Pr Georges Armand Ouégnin, président de EDS renchérit en mentionnant une mobilisation pour exiger du gouvernement le respect scrupuleux dudit arrêt.

L’URD et l’EDS se disent ouverts à un dialogue inclusif avec le gouvernement. « C’est le seul moyen pour éviter à notre pays les tensions qu’engendrent les périodes électorales qui vont s’étaler jusqu’en 2020. Ce qui veut dire 3 ans de tensions, d’éventuels troubles ou turbulences. Il devient donc urgent comme l’aurait dit le Président Laurent Gbagbo de nous asseoir et de discuter. », conclut Danielle Boni Claverie.

Commentaires Facebook