Présidentielle 2020/ Retour au culte de la personnalité

Politique | Publié le Vendredi 09 Juin 2017 à 12:09:21 | |
 
Présidentielle 2020/ Retour au culte de la personnalité

A un jet de pierre de la présidentielle 2020, aucun projet politique ne se dessine à l’horizon pour apporter des réponses à la souffrance des Ivoiriens. Les officies politiques ne jurent que par l’aura de leurs mentors.

Dans 30 mois, les Ivoiriens retrouveront les urnes pour conférer le magistère politique à une personnalité autre qu’Alassane Ouattara, au terme de ses deux mandats conformément à la Constitution. Si tous ont les yeux rivés sur ces échéances prochaines, personne n’ose faire part aux Ivoiriens de son projet politique en vue de régler les difficultés socioexistencielles des Ivoiriens. Chômage, insécurité, cherté de la vie, augmentation des frais de l’électricité, bref, on pourrait y écrire tout un roman.

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En lieu et place de propositions en vue d’une amélioration des conditions de vie et de travail, les aspirants au fauteuil présidentiel ne servent que querelles partisanes et autres conflits de positionnement. Du côté du régime d’Abidjan, la guerre de succession à Ouattara  fait rage. A coup sûr, la cabale contre Guillaume Soro perdra le parti de Djéni Kobénan. Amadou Gon Coulibaly, Guillaume Soro, voire Hamed Bakayoko tentent bien que mal de cacher leur soif. N’ayant certainement rien à proposer aux Ivoiriens, ils attendent le moment opportun pour ne présenter que leurs personnes.

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Même son de cloche au PDCI. Bédié, président à vie de ce parti, symbole de l’immobilisme gérontocratique, est à la recherche du meilleur poulain et non d’un projet politique.

L’opposition ne fait pas mieux à l’exception du parti Liberté et démocratie pour la République (LIDER) du professeur Mamadou Koulibaly. Cette formation politique critique l’action gouvernementale chaque année non sans faire des propositions.

En ce qui relève du FPI, Affi et Sangaré n’ont pas encore fini de ramer à contre-courant. Pour leurs militants, le projet politique se limite au retour de Gbagbo et de Charles Blé Goudé de la CPI. L’appel de Barack Obama pour une Afrique aux institutions fortes et non aux hommes forts devra attendre encore.

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