RDC/ONU : la menace d’une enquête internationale dans le Kasaï s’éloigne, Kinshasa respire

Politique | Publié le Vendredi 23 Juin 2017 à 17:28:16 | |
 

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RDC/ONU : la menace d’une enquête internationale dans le Kasaï s’éloigne, Kinshasa respire

L'ONU ne devrait finalement pas lancer d'enquête internationale sur les tueries dans le Kasaï. Le projet de résolution qui doit être débattu vendredi à la 35e session du Conseil des droits de l'Homme, à Genève, n'en fait en tout cas pas mention.

 

 

Finalement, après moult tractations, l‘ONU ne devrait pas lancer de mission d’enquête internationale sur les violences au Kasaï en RDC, selon un document confidentiel des Nations unies consulté jeudi 22 juin par Jeune Afrique, confirmant les informations de Belga et de RFI. Les discussions se poursuivent cependant à Genève, où se déroule le 35e Conseil des droits de l’Homme de l’ONU qui doit débattre et voter une résolution sur la RDC, vendredi 23 juin. Laquelle prévoit entre autres « l’envoi d’une équipe d’experts, incluant des experts de la région, (…) pour l’établissement de faits et de circonstances au sujet des allégations d’abus et de violations des droits de l’homme et des lois internationales dans les provinces des Kasaï, en accord avec les pratiques et les standards internationaux et en assurant la protection de toutes les personnes coopérant avec l’équipe, mais aussi en coopération avec le gouvernement de la RDC, ce qui inclue la facilitation des visites et des accès au pays, aux sites et aux personnes concernées ».

Selon le projet de résolution, les experts « devront remettre leurs conclusions aux autorités judiciaires congolaises »,  et « le Haut Commissaire aux droits de l’homme devra présenter un rapport » dans un an au 38e Conseil des droits de l’Homme. Le groupe Afrique formé du Burundi, du Togo, du Botswana, du Soudan, du Mozambique, de l’Algérie et de l’Égypte semble donc avoir eu gain de cause. Il soutenait la position de Kinshasa face aux Européens qui plaidaient eux, comme le mouvement citoyen Lucha, pour la création d’une enquête internationale indépendante des autorités congolaises, ce que ces dernières refusaient catégoriquement pour des questions de souveraineté et de refus de toute ingérence étrangère. Le texte qui devrait être soumis au vote du Conseil vendredi devrait donc s’aligner sur les propositions des États africains...L'article complet en un clic sur JeuneAfrique.com

 

 

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