RDC/Plainte contre Kabila: L'opposant Moni Della s'explique

Politique | Publié le Mercredi 31 Mai 2017 à 12:40:28 | |
 

BUZZ ACTU  

RDC/Plainte contre Kabila: L'opposant Moni Della s'explique

Quelques jours après le dépôt de sa plainte devant la Cour constitutionnelle contre Joseph Kabila, président de la RDC, l'opposant Moïse Moni Della fait part de ses motivations à Jeune Afrique.

 

 

Moïse Moni Della contre-attaque. À peine quatre mois après sa sortie de la prison de Makala, le leader des Conservateurs de la nature et démocrates (Conade) a déposé, vendredi 26 mai, une plainte « en bonne et due forme » contre Joseph Kabila au greffe de la Cour constitutionnelle de la RDC. L’opposant, cadre du Rassemblement et proche de Moïse Katumbi, dit avoir été le témoin oculaire d’un « massacre » les 19 et 20 septembre 2016 à Kinshasa.

Ces jours-là, l’opposition avait prévu de manifester pour exiger la tenue des élections dans les délais constitutionnels. Mais ces manifestations s’étaient vite transformées en affrontements sanglants entre les militants de l’opposition et les forces de l’ordre. Plusieurs personnes avaient été arrêtées, dont Moïse Moni Della. Ce dernier bénéficie d’une liberté provisoire depuis fin janvier, à la suite de pourparlers politiques organisés sous l’égide des évêques catholiques. « Mais la décrispation politique voulue par l’accord de la Saint-Sylvestre n’est pas totale : plusieurs autres opposants demeurent encore en prison, d’autres sont contraints à l’exil », nuance le président des Conade, très remonté contre « le non respect du jeu démocratique » par le camp Kabila.

Jeune Afrique : Pourquoi avez-vous décidé de porter plainte contre le président Joseph Kabila ?

Moïse Moni Della : J’ai déposé plainte contre Kabila et son entourage par devoir de mémoire. Les 19 et 20 septembre, j’ai entendu et j’ai vu des militaires tirer à bout portant sur un peuple qui manifestait pacifiquement. Plus de 100 personnes ont été tuées [au moins 56 selon Human Right Watch, NDRL], d’autres ont été brûlées au siège de l’Union démocratique pour le progrès social et la démocratie (UDPS). Plusieurs manifestants ont également été arrêtées. J’en faisais partie. Ils m’ont même accusé d’être l’ « auteur intellectuel » de ce qui s’était passé.

C’est devenu lourd de supporter les cris des victimes qui exigent justice

Rescapé de ce massacre commandité par M. Joseph Kabila, chef des armées, j’étais dans le devoir de porter plainte. Et puis c’est devenu lourd de supporter les cris des victimes qui exigent justice. C’est donc un acte qui me décharge et qui remet Kabila et ses proches collaborateurs face à leurs responsabilités...L'article complet en un clic sur Jeuneafrique.com

 

 

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