Rien ne va plus au sein de l’Union des réfugiés ivoiriens de France (Urif)

Politique | Publié le Lundi 03 Juillet 2017 à 14:34:58 | |
 

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Rien ne va plus au sein de l’Union des réfugiés ivoiriens de  France (Urif)

La guerre fait rage entre les Ivoiriens exilés en Hexagone. Appartenant à l’Union des réfugiés ivoiriens de  France (Urif), les expatriés éburnéens se livrent un combat à mort.

Si certains sont favorables à la main tendue des autorités pour la réconciliation, d’autres par contre voient en cette action une compromission de leur « statut de réfugiés auprès des autorités de leur pays d’accueil ».

Tout part d’une entrevue “informelle’’ entre Michel Baroan, président de l’Urif et Franklin Nyamsi, le conseiller spécial du président de l’Assemblée Nationale (PAN), Guillaume Soro. L’homme veut organiser une rencontre entre le PAN et les réfugiés ivoiriens en France. Michel Baroan assure lui avoir demandé à cette occasion de saisir officiellement son association afin que d’une même voix, les membres se prononcent sur la question.

Avant-même que cette saisine ait lieu, Clotilde Ohouochi, l’ex-ministre des Affaires sociales et de la solidarité nationale de Laurent Gbagbo a quitté l’association. Dans le même temps, l’artiste Serges Kassy, vice-président de l’Urif, annonce à travers une note la destitution de Michel Baroan. Une information relayée notamment par le site Koaci.com.

Cependant, il se trouve que le bureau exécutif de l’Urif, dans un communiqué qui a sanctionné sa session extraordinaire du 25 juin dernier et dont nous avons reçu copie, a réitéré son soutien à l’ex-directeur général du Bureau ivoirien des droits d’auteurs (Burida). Michel Baroan resterait donc président de l’organisation.

Dans une vidéo publiée sur son compte officiel Facebook, ce dernier dénonce ses détracteurs, qui selon lui, n’ont qu’un seul  objectif, celui d’inféoder leur structure à un parti politique. « L’Urif ne saurait être un combat au service d’un parti politique. Urif est un instrument qui sert exclusivement aux réfugiés ivoiriens en difficultés en France », martèle Michel Baroan, avant de préciser qu’il n’est lui-même membre d’aucun parti politique et que l’Urif a une visée purement sociale.

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