Zimbabwe : Le vice-président sera investi vendredi, pour succéder à Mugabe

Politique | Publié le Mercredi 22 Novembre 2017 à 10:20:25 | |
 

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Zimbabwe : Le vice-président sera investi vendredi, pour succéder à Mugabe

Le vice-président déchu zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, va prêter serment vendredi pour succéder à Robert Mugabe, qui a démissionné mardi, après 37 ans de règne, a-t-on appris de sources concordantes.

 

Mnangagwa âgé de 72 ans sera alors investi président par intérim pour une durée de 90 jours.

Il a fui le Zimbabwe peu de temps après son limogeage, affirmant que sa vie était menacée.

Jusqu’à son limogeage, Mnangagwa était considéré comme le successeur potentiel de M. Mugabe, un allié politique proche et constant depuis la guerre de libération du Zimbabwe dans les années 1970.

Né dans le district de Zvishavana, dans le sud-ouest du Zimbabwe le 15 septembre 1942, Mnangagwa a été éduqué en partie en Zambie, où sa famille avait brièvement déménagé.

Ancien ministre de l’Intérieur et chef des services de renseignement, Mnangagwa était réputé impitoyable lorsqu’il contrôlait l’appareil de renseignements de Mugabe qui aurait organisé la torture d’opposants politiques dans le Matabeleland et d’autres parties du pays dans les années 1980.

Il a été mis à l’écart en 2004, et pendant quatre ans, il a été politiquement banni par Robert Mugabe.

Il avait fait un retour dans la politique en 2008 lorsque Mugabe a fait de lui le patron des services électoraux de la ZANU-PF, lors des élections de cette même année.

La démission du désormais ex-président, 93 ans, qui a dirigé le Zimbabwe depuis l’indépendance en 1980, a provoqué des scènes de liesse dans la capitale, Harare, où les manifestants sont descendus dans les rues exigeant son départ.

Sa démission a mis fin à des jours de crise politique au Zimbabwe, déclenchée par le limogeage de M. Mnangagwa, apparemment pour préparer la voie à l’épouse de Mugabe, Grace, pour lui succéder.

Mugabe a été placé en résidence surveillée par l’armée la semaine dernière pour avoir prétendument violé la constitution de la ZANU PF en permettant à sa femme de s’immiscer dans le fonctionnement du parti et d’empiéter sur les activités du gouvernement.

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