Instagram, Snapchat et Facebook, pires réseaux sociaux pour la santé mentale des jeunes

Santé | Publié le Samedi 20 Mai 2017 à 07:07:03 | |
 

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Instagram, Snapchat et Facebook, pires réseaux sociaux pour la santé mentale des jeunes

Dans un monde obnubilé par l’image, les réseaux sociaux qui en font l’apologie se révèlent dangereux pour la santé mentale, des plus jeunes utilisateurs notamment. Et les pires de tous, selon des chercheurs britanniques, seraient malheureusement ceux qui sont les plus en vogue.

 

 

En tête de liste, Instagram. Réalisée par la Royal Society pour la santé publique auprès de 1.500 Britanniques de 14 à 24 ans, l’étude #StatusofMind examine l’impact des cinq principaux réseaux sociaux occidentaux (Facebook, Instagram, Snapchat, Twitter et YouTube). Et si tout est loin d’être noir, notamment avec un effet positif sur l’expression de soi et la créativité, l’organisation demande un effort des entreprises technologiques et des pouvoirs éducatifs.

 

L’impact positif de YouTube

Alors que 90 % des jeunes sont présents sur des réseaux sociaux, tous les services ont un impact négatif sur le sommeil. Tous accentuent également, à des degrés divers, le cyber-harcèlement (7 jeunes sur 10 en ont fait l’expérience) et la « FoMo » (« fear of missing out » ou « la peur de manquer quelque chose »), une nouvelle forme d’anxiété sociale qui nous pousse à être tout le temps connectés pour ne rien rater.

Globalement, Instagram, Snapchat et Facebook, très centrés autour de l’image, sont les pires pour l’image corporelle de soi, surtout chez jeunes filles, l’anxiété et la dépression, car nous sommes surexposés à des vies idéalisées. YouTube est le seul à avoir en moyenne un impact positif (communauté, empathie, soutien).

 

Repérer et signaler les comportements à risque

La Royal Society fait des recommandations sur deux axes. L’organisation demande aux géants du Web de développer des algorithmes pour repérer et signaler les comportements à risque (anxiété, dépression) et identifier les photos retouchées. Enfin, elle estime que familiariser les jeunes à l’école sur une utilisation saine des réseaux sociaux permettrait de combattre les abus. En France, des collèges ont mis en place des projets ponctuels, mais il y a encore un long chemin à parcourir pour former les élèves. Et aussi les parents.

 

 

 

 

Avec 20minutes.fr

 

 

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