L’Afrique se soigne en Inde

Santé | Publié le Mardi 18 Avril 2017 à 14:51:37 | |
 

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L’Afrique se soigne en Inde

Chaque année, des centaines d’Africains voyagent à l'étranger  pour se faire soigner.  L’Inde, avec son visa délivré en une semaine, son équipement de pointe, ses médecins hautement qualifiés et ses traitements relativement bon marché, attire de plus en plus.

 

 

Le rapport 2015 de l’Alliance mondiale pour les personnels de santé, qui préconise des solutions pour les pays dépourvus de systèmes de soins adéquats, indique que l’Afrique subsaharienne souffre d’une grave pénurie de professionnels de la santé et ne dispose pas d’une couverture sanitaire adéquate. Fait dramatique pour un continent qui supporte une lourde charge de morbidité et qui enregistre les  taux les plus élevés au monde de maladies transmissibles, notamment le paludisme, la tuberculose et le VIH/Sida. Selon la revue médicale BMJ, « l’Afrique supporte 24 % de la charge mondiale de morbidité, mais n’a accès qu’à 2 % des médecins mondiaux et représente moins de 1 % des dépenses mondiales en santé. »

Les systèmes de soins de nombreux pays africains sont sous-financés. Des réalités qui poussent ceux qui en ont les possibilités financières de se tourner vers l’étranger.

 

Pourquoi l’Inde ?

Depuis les années 1990, l’Inde s’affiche comme le leader mondial du « tourisme médical », qui consiste à  voyager dans un pays autre que celui où l’on réside afin de s’y faire soigner. 

L’Inde dispose de médecins hautement qualifiés et d’un équipement de pointe. En outre, les traitements sont approuvés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Food and Drug Administration des États-Unis, et sont bien moins chers qu’aux États-Unis et au Royaume-Uni.

Par exemple, une greffe rénale en Inde coûte environ 13 000 dollars (environ 8 millions de FCFA), contre jusqu’à 300 000 dollars (environ 184 millions de FCFA) aux États-Unis.

De plus, le forfait greffe rénale de 13 000 dollars inclut les examens médicaux préopératoires, les consultations, le suivi, les frais chirurgicaux, la rémunération du chirurgien et de l’anesthésiste, ainsi que les médicaments.

Il comprend également l’accueil à l’aéroport et le transport, le séjour en hôpital (dans une chambre de luxe climatisée avec télévision, câble et téléphone) et les repas du patient et d’un accompagnateur. Des précisions données par Dr Dheeraj Bojwani, directeur de Forerunners Healthcare Consultants, l’un des principaux prestataires médicaux indiens, qui est associé aux meilleurs hôpitaux et médecins du pays.

En ce qui concerne le coût des médicaments, l’Inde fabrique des produits pharmaceutiques génériques pour une fraction du prix en Occident. C'est ainsi que Cipla, une multinationale pharmaceutique indienne, a fait tomber  le prix des antirétroviraux utilisés dans le traitement contre le  VIH/Sida à moins d’un dollar par jour, pour un total annuel de 365 dollars par an, contre 12 000 dollars . 

En outre, le gouvernement indien accorde des incitations pour attirer les patients étrangers.  Ces incitations capitalisent sur l’attrait « exotique » du pays. Il s’agit notamment de forfaits touristiques permettant aux patients d’emmener un compagnon pour un coût réduit afin de visiter des monuments tels que le Taj Mahal. 

Pour ceux qui recherchent d’autres formes de traitement que la chirurgie, l’Inde offre des traitements alternatifs tels que l’Ayurveda, une thérapie à base de plantes médicinales, d’exercices de respiration, de changements de régime alimentaire, de méditation et d’étirements.

 

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