RDC/Evasions record: Plus de 4600 détenus se sont évadés en seulement deux jours

Securité | Publié le Vendredi 19 Mai 2017 à 18:11:49 | |
 

BUZZ ACTU  

RDC/Evasions record: Plus de 4600 détenus se sont évadés en seulement deux jours

Moins de 48 heures après une spectaculaire évasion de la prison de Makala, dans la capitale congolaise, plusieurs dizaines de détenus se sont échappés d'un autre établissement pénitencier à Kasangulu, au sud-ouest de Kinshasa dans la nuit de jeudi à vendredi.

 

 

« Sur les 74 détenus que comptait la vétuste prison de Kasangulu, 68 se sont évadés » vers 01h00 du matin, a déclaré à l’AFP Jean-Claude Vuemba, député de cette cité rurale de la province du Kongo-central. Seuls dix d’entre eux ont ensuite été « récupérés », a précisé l’élu qui a dénoncé les conditions de vie des détenus. « Ils n’ont pas à manger, les malades ne sont pas soignés ». Aucun mort ou blessé n’a été signalé.

24 heures avant, c’est la prison centrale de Makala, plus grande du pays, qui se vidait de 4600 de ses pensionnaires (quasiment la moitié de son effectif), suite à une attaque. Depuis des années la surpopulation de ce centre de détention qui date de l’époque coloniale était décriée.

Pour les autorités, il ne faut pas dresser un parallèle trop rapide entre les évasions de Kinshasa (Makala) et de Kasangulu. Des enquêteurs sont à la tâche. Les circonstances de l’une ou l’autre des évasions restent pour l’heure floues, mais déjà, concernant la prison centrale, le gouvernement pointe du doigt le mouvement politico-religieux sécessionniste Bundu Dia Kongo (BDK, « Royaume du Kongo » en kikongo). Au nombre de ses évadés, Ne Muanda Nsemi, chef du BDK.

Député de Kinshasa, Ne Muanda Nsemi est originaire du Kongo-central. Son mouvement est accusé d’avoir mené une série d’attaques contre des symboles et des représentants de l’État, au début de l’année, dans cette province. Il avait été arrêté début mars après avoir appelé à un soulèvement contre le président Joseph Kabila, dont le mandat est échu depuis décembre, mais qui se maintient à son poste dans un climat de tension politique exacerbée par une recrudescence des troubles dans plusieurs provinces du pays.

 

 

 

 

Avec Jeune Afrique

 

 

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