Terrorisme : Boko Haram, la fin ?

Securité | Publié le Lundi 02 Janvier 2017 à 08:02:50 | |
 

BUZZ ACTU  

Terrorisme : Boko Haram, la fin ?

Le 23 décembre, le président nigérian Muhammadu Buhari a annoncé que son armée avait repris le contrôle de la forêt de Sambissa, bastion historique de Boko Haram. Mais cela signifie-t-il pour autant la fin du groupe islamiste ? Jeune Afrique fait le point.

 

 

L’allocution du chef de l’État nigérian a fait son effet : elle a soulevé l’enthousiasme chez les ennemis de Boko Haram et maintenu l’idée d’un Nigeria en reconquête de son propre territoire. « Le chef d’état-major de l’armée m’a appris que le camp était tombé le vendredi 22 décembre et que les terroristes étaient en fuite, n’ayant nulle part où aller », avait alors déclaré le président, exhortant les soldats à « les poursuivre » et à « les traduire devant la justice ».

Mieux, dimanche 24 décembre, le gouvernement a fait état de la réouverture de deux routes entre Maiduguri, capitale de l’État de Borno, et les villes de Damasak et de Baga, des axes majeurs pour le commerce de la région. Mais, passés les effets d’annonce, la proclamation de la reprise de la forêt de Sambissa a également provoqué une bonne dose de scepticisme, pour plusieurs raisons.

 

 

Sambissa sans doute pas totalement reconquise

Jeudi 29 décembre, Abubakar Shekau a publié une vidéo où il annonce que ses hommes n’avaient été « chassés de nulle part ». Il affirme avoir tourné ces images dans la forêt de Sambissa le 25 décembre. Si ses allégations sont invérifiables, le leader historique de Boko Haram met le doigt sur un point sensible : de par sa superficie et sa végétation, il est probable que la forêt de Sambissa abrite encore des repaires de jihadistes.

« Si la totalité de la zone était sous contrôle, les dernières lycéennes enlevées à Chibok auraient sans doute été retrouvées et aucune annonce n’a été faite sur ce point », glisse un proche du dossier, côté camerounais. Des poches de résistance, mobiles et facilement dissolubles dans la population, risquent fort de subsister, en attendant des jours meilleurs...L'article complet sur Jeuneafrique.com

 

 

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