Tunisie : une nouvelle cellule terroriste démantelée, la septième en moins d’une semaine

Securité | Publié le Mercredi 04 Janvier 2017 à 13:49:46 | |
 

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Tunisie : une nouvelle cellule terroriste démantelée, la septième en moins d’une semaine

Une septième cellule terroriste vient d'être démentelée en une semaine. Elle tenait des réunions dans une mosquée et profitait pour recruter des jeunes à sa cause. C'est dans un contexte où le débat sur le terrorisme est relativement intense que le ministre l'a annonce ce mercredi. Ce sont au total 70 djihadistes qui ont été appréhendés depuis le 25 décembre.

En lien avec Al-Qaïda

D’après le dernier communiqué du ministère de l’Intérieur, les 13 personnes interpellées mardi à Hergla, au nord de Sousse, ont entre 22 et 43 ans et ont avoué avoir recruté et envoyé « 12 jeunes dans des zones de tension », une référence à la Syrie, l’Irak ou encore la Libye.

Selon le texte, elles ont aussi admis être « en relation » avec un dirigeant de la phalange Okba Ibn Nafaâ, un groupe lié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) principalement actif dans les montagnes de l’ouest du pays.

Le rythme des démantèlements de cellules terroristes s’est sensiblement accéléré ces derniers mois en Tunisie, et les annonces sont devenues quasi quotidiennes.

Le retour controversé des jihadistes tunisien

La Tunisie compterait jusqu’à 5 500 ressortissants dans les rangs d’organisations jihadistes, d’après un groupe de travail de l’ONU. Sensiblement moins, a affirmé le ministre de l’Intérieur Hédi Majdoub au journal Al-Maghreb, dans son édition du 3 janvier. Il y indique disposer d’une liste nominative de « 2929 terroristes » tunisiens dans les zones de conflit : environ la moitié en Syrie, près de 500 en Libye et moins de 150 en Irak. La localisation des autres est plus floue, voire inconnue, confie le ministre, qui n’écarte pas l’éventualité qu’une partie d’entre eux se trouve en Europe.

 

Un vif débat agite actuellement le pays sur la perspective d’un retour massif de ces jihadistes. Fin décembre, le syndicat national des forces de sécurité intérieure a notamment fait valoir que ces combattants avaient « reçu des formations militaires et appris à manipuler toutes sortes d’armes de guerre sophistiquées ». Ils pourraient rejoindre les « cellules dormantes » du pays et « élargir le cercle du terrorisme », a-t-il prévenu dans un communiqué.

 

avec Jeune Afrique

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