Action contre la Faim lance un cri d'alarme contre la famine en Somalie qui a atteint "le seuil d'urgence"

Société | Publié le Mercredi 21 Juin 2017 à 07:53:19 | |
 
Action contre la Faim lance un cri d'alarme contre la famine en Somalie qui a atteint

La responsable des opérations de la région de l’Est et de l’Ouest de l’Afrique pour Action contre la Faim, Aurélie Férial, rappelle que le "taux de malnutrition général de la région est de 22% (...) et dans certains districts, on dépasse les 30%".

La Somalie est confrontée à sa 4e année de sécheresse. 3,2 millions de personnes ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence, alertent les équipes d’Action contre la Faim, mardi 20 juin, dans un communiqué. "La sécheresse, la pauvreté et l’insécurité ont chassé plus de 1,8 million de personnes sur les routes de l’exil. Près d’une personne sur six n’a plus de foyer", dénonce l'ONG.

"Le taux de malnutrition général de la région atteint 22%"

Aurélie Férial, responsable des opérations de la région de l’Est et de l’Ouest de l’Afrique pour Action contre la Faim, tire la sonnette d'alarme sur "la situation nutritionnelle des populations" qui se dégrade de jour en jour. L'ONG met l'accent sur la situation alarmante à Bakool, une région enclavée du centre-ouest du pays.

"Le taux de malnutrition général de la région est de 22% (alors que le seuil d'urgence fixé par l'Organisation mondiale de la santé est de 15%), celui de la malnutrition aiguë sévère, la pire forme est de 5,04% (le seuil d'urgence de l'OMS est 2 à 3%). Dans certains districts, on dépasse respectivement les 30% et 8%" pour le taux général de malnutrition et la malnutrition aigüe, détaille Action contre la Faim.

Hausse des admissions d'enfants dans les programmes de nutrition

"Les taux d’admission des enfants de moins de cinq ans dans nos programmes de nutrition et santé ont plus que doublé par rapport au début d’année", explique Aurélie Férial.

Cette situation d’urgence est aggravée par le manque de fonds pour la réponse humanitaire, s’indigne Aurélie Férial. "Nous sommes obligés de réduire certains de nos programmes alors que les besoins sont énormes et que la situation ne va pas s’améliorer d’elle-même", explique-t-elle. "Avant la crise, un enfant sur sept n’atteignait pas l’âge de cinq ans. Si l’on ne fait rien, les taux de mortalité vont encore augmenter. La communauté internationale, les Etats et les bailleurs doivent se saisir de cette urgence".

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