Au Nord du Nigeria, l'urgence humanitaire pour les populations locales

Société | Publié le Lundi 26 Juin 2017 à 08:54:58 | |
 
Au Nord du Nigeria, l'urgence humanitaire pour les populations locales

Au Nigeria, les humanitaires redoublent d'efforts pour assister les populations du nord-est du pays, victimes de l'insécurité liée aux attaques de Boko Haram. Selon les Nations unies, 8,5 millions de personnes réparties dans les Etats de Borno, de l'Adamawa et de Yobe ont besoin d'une assistance urgence, surtout en ce début de période de soudure entre récoltes.

Parmi l'aide prévue, celle de l'Union européenne qui a débloqué 81,5 millions d'euros pour l'aide d'urgence en 2017. Cette aide cible notamment les personnes vivant dans les zones récemment libérées par les militaires et qui n'ont pas forcément pu reprendre leurs activités agricoles. Par exemple dans les villes de l'Etat de Borno « s’entassent des populations déplacées qui ont un accès extrêmement limité aux ressources – que ce soit la terre pour l’agriculture ou autres – et qui deviennent de facto effectivement une priorité », explique à RFI Yassine Gaba, directeur de l'agence humanitaire de l'Union européenne ECHO au Nigeria.

Des zones difficiles d'accès en raison de la présence de Boko Haram

« Le problème, c’est l’accès à ces zones-là parce que (ce sont) des zones relativement étendues sur l’ensemble de l’Etat de Borno, avec desgroupes Boko Haram qui sont encore actifs dans certains endroits. Donc des trajets par la route sont compliqués, c’est des convois qui ne peuvent se faire que par route parce que c’est des grosses quantités qui doivent être transportées. C'est des zones de priorité parce que c’est des zones qui sont essentiellement dépendantes de l’aide extérieure.

Plusieurs millions de personnes en attente d'aide

... L’autre problème auquel nous sommes confrontés c’est le nombre : on parle de plusieurs millions de personnes qui sont dans une situation où elles ont besoin d’une assistance alimentaire. Et donc, fournir de l’assistance alimentaire à plusieurs millions de personnes c’est forcément quelque chose de compliqué, d’autant plus qu’on va dans un environnement sécuritaire qui est contraignant et donc vous imaginez, en termes de logistique notamment, ce que ça peut représenter comme difficultés ».

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