Bénin : vers une fin de la grève dans les hôpitaux

Société | Publié le Lundi 13 Novembre 2017 à 12:46:28 | |
 
Bénin : vers une fin de la grève dans les hôpitaux

Après une grève de deux mois qui a paralysé les hôpitaux, les syndicats de la santé ont finalement trouvé un compromis avec le gouvernement. L’accord, négocié ce week-end en présence du président Patrice Talon, doit être formellement signé ce lundi dans l'après-midi.

Par  - à Cotonou

Après une grève de deux mois qui a paralysé les hôpitaux, les syndicats de la santé ont finalement trouvé un compromis avec le gouvernement. L’accord, négocié ce week-end en présence du président Patrice Talon, doit être formellement signé ce lundi dans l'après-midi.

Le président Patrice Talon a tapé du poing sur la table. Lors de la rencontre organisée avec les syndicats de la santé, samedi 11 novembre, il s’est dit agacé par le jusqu’au-boutisme des grévistes, les accusant d’avoir « laissé mourir les gens » sans respecter l’obligation d’un service minimum. Entouré de cinq de ses ministres, Patrice Talon tenait à trouver une issue favorable à cette grève qui touche les services de santé 48 heures à 72 heures par semaine depuis le 13 septembre 2017.

2,5 milliards de CFA débloqués sur les 3,7 attendus

Après trois heures de tractations, un protocole d’accord de trois pages a été conclu. Il comporte, entre autres, l’établissement d’un chronogramme en vue de débloquer près de 2,5 milliards de FCFA (soit 3,7 millions d’euros) pour le paiement des primes dues aux agents – sur un total de 3,6 milliards de francs CFA d’arriérés.

« Le débiteur ne peut honorer ses engagements que sur la base des moyens disponibles », a lancé Patrice Talon, rappelant la « bonne foi » de son gouvernement qui, ces 18 derniers mois, a déboursé plus de 18 milliards de francs CFA pour honorer les arriérés de primes.

Outre ces revendications financières, les syndicats revendiquaient d’être impliqués dans le processus des réformes engagées par le gouvernement dans le secteur de la santé. Des réformes qui annoncent, selon eux, des privatisations « déguisées », et donc une « menace sur les emplois ».

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