Brésil: la justice annule la suppression d'une réserve naturelle en Amazonie

Société | Publié le Mercredi 30 Aout 2017 à 19:48:25 | |
 

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Brésil: la justice annule la suppression d'une réserve naturelle en Amazonie

Au Brésil, la justice a suspendu avec effet immédiat un décret qui abrogeait le statut d’une immense réserve naturelle d’Amazonie de la taille du Danemark afin d’y autoriser l’exploitation minière. Ce décret avait soulevé un tollé auprès de nombreuses ONG de défense de l’environnement. Même l’Eglise catholique avait critiqué la décision du président Michel Temer, très régulièrement accusé de brader la forêt amazonienne.

 

 

Au Brésil, un tribunal fédéral a tranché et mis un terme à un décret signé la semaine dernière par le président Michel Temer. La justice brésilienne a annoncé une injonction immédiate de toute mesure administrative visant à supprimer la réserve naturelle de Renca, en Amazonie. Celle-ci est d’une taille gigantesque : plus de 4 millions d’hectares.

Si jusqu’à présent seules des compagnies publiques avaient le droit d’exploiter des mines, le décret présidentiel devait permettre à terme aux entreprises minières privées d’exploiter les nombreux gisements présents dans cette réserve.

Scandale international

Cette décision critiquée aurait pu aggraver la déforestation et le recul de la biodiversité, sans parler des nuisances pour les ethnies qui vivent sur place. Des associations locales, des organisations de défense de l’environnement, des partis politiques, mais également des vedettes brésiliennes et étrangères n’avaient pas hésité à monter au créneau.

« Quelle honte ! Ils vendent aux enchères notre Amazonie. Nous ne pouvons détruire nos zones protégées pour les laisser à des intérêts privés », écrit le mannequin brésilien Gisele Bündchen sur son compte Twitter.

Ils dénonçaient un gouvernement accusé de plier face aux pressions des grands lobbies de l’agrobusiness et des compagnies minières. Ce décret avait même suscité la colère du ministre brésilien de l’Environnement qui avait refusé de signer le texte, contrairement à son homologue des Mines et de l’Energie.

 

 

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