Burkina: 20 ans de prison requis contre le présumé cerveau de l’attaque de la poudrière de Yimdi

Société | Publié le Mardi 04 Avril 2017 à 17:57:37 | |
 
Burkina: 20 ans de prison requis contre le présumé cerveau de l’attaque de la poudrière de Yimdi

Le parquet du tribunal militaire de Ouagadougou a requis 20 ans de prison ferme contre le sergent-chef Ali Sanou et le sergent Ollo Poda Stanislas, les deux ex-sous-officiers accusés d’avoir conduit l’attaque de de la poudrière de Yimdi, dans la nuit du 21 au 22 janvier 2016.

Le ministère public, dans ses réquisitions, mardi matin, a estimé que les deux ex-sous-officiers (ils sont radiés de l’armée pour désertion) sont coupables de «complot militaire», «désertion à l’étranger en temps de paix», «vol aggravé», «violences et voie de faits» et «détention illégale d’armes de guerre et de munitions».

Pour 18 autres soldats inculpés et ayant comparu, le parquet du tribunal militaire a retenu des peines d’emprisonnement ferme allant de 15 à trois ans.

Ainsi, pour les soldats Abdoul Nafion Nebié, Desmond Toé, Hamidou Drabo, Seydou Soulama, Abou Ouattara et Ollé Bienvenue Kam, le parquet a requis contre eux 15 ans de prison ferme.

Le ministère public a requis deux ans de prison ferme contre Salfo Yago, le seul civil parmi les 22 inculpés (dont un fuyard qui n’a pas encore comparu). Il lui est reproché le «recel de malfaiteurs».

Après la comparution des 21 inculpés (du 28 mars au 1er avril 2017) et l’audition des témoins, hier lundi, au tribunal militaire de Ouagadougou, la matinée de ce mardi a été consacrée aux réquisitions et aux plaidoiries.

Dans leurs plaidoiries, les avocats de la défense ont demandé la relaxe de leurs clients ou, à défaut, une condamnation à des peines minimales.

La plupart des conseils ont déploré des failles dans le déroulement de l’enquête préliminaire.

Les plaidoiries se poursuivent ce mardi après-midi, au Tribunal militaire de Ouagadougou, avant le délibéré qui sera suivi du verdict attendu dans les prochaines heures.

La plupart des inculpés du dossier «attaque poudrière de Yimdi» sont des soldats de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP, dissous en fin septembre 2015, suite au coup d’Etat manqué).

Ce procès est le deuxième du genre à s’ouvrir au tribunal militaire de Ouagadougou. Il porte sur une tentative de déstabilisation du Burkina Faso ou de certaines de ses institutions où sont impliqués des militaires de l’ex-RSP.

Ces deux procès (Yimdi et Mady Ouédraogo) au tribunal militaire devraient être suivis de celui du putsch manqué, intitulé «ministère public contre le général Gilbert Diendéré».

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