Burkina: les deux fonctionnaires enlevés dans le Nord relachés

Société | Publié le Dimanche 30 Avril 2017 à 13:33:41 | |
 

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Burkina: les deux fonctionnaires enlevés dans le Nord relachés

Les deux fonctionnaires burkinabè enlevés par des hommes armés jeudi à Ina-Bao, dans le nord du pays, à la frontière avec le Mali, ont été libéré dans la nuit de jeudi à vendredi, a-t-on appris de sources sécuritaires.

 

"Les deux agents qui avaient été pris en otage ont été retrouvés en liberté, sains et saufs", a confié à l’AFP une source sécuritaire.

"Les deux hommes ont été relâchés à quelques km de la frontière malienne mais leur véhicule, de type tout terrain, a été emporté", a confirmé une source proche du ministère de la Sécurité.

Jeudi, "deux individus armés" avaient "pris en otage (ces) deux personnes", un agent de la direction de l'eau et de l'assainissement et le représentant de cette direction auprès de la mairie de Tin-Akoff, après l’attaque de leur équipe.

Les deux autres membres de l'équipe avaient été laissés libres, a-t-on précisé au ministère de la Sécurité.

IL était impossible de savoir pour le moment si cet "enlèvement" était un simple vol de voiture ou une attaque menée par des jihadistes comme l'ont craint des sources sécuritaires pendant les premières heures.

En janvier 2015, un couple australien, le Dr Kenneth Elliot et son épouse Jocelyn, avaient été enlevés à Djibo, localité située à la frontière avec le Mali et le Niger.

Mme Elliot avait ensuite été libérée après un an de captivité, mais son époux demeure toujours entre les mains du groupe jihadiste Ansar Dine de l'ex-chef rebelle touareg malien Iyad Ag Ghaly, qui a revendiqué l'enlèvement.

En avril 2015, un Roumain, Iulian Ghergut, avait également été enlevé par des jihadistes du groupe Al-Mourabitoune, lié à Al-Qaida. Là aussi, l'otage est toujours en captivité.

Le Nord du Burkina, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d'attaques jihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015.

Les habitants de la zone vivent dans la psychose des attaques qui ont déjà causé la mort de plusieurs civils. Les forces de sécurité semblent pour le moment incapables d'enrayer ces attaques.

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