CHU de Bouaké: Les prestataires de services de sécurité et d’entretien en grève pour une dizaine de mois de salaires impayée

Société | Publié le Jeudi 31 Aout 2017 à 17:45:26 | |
 

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CHU de Bouaké: Les prestataires de services de sécurité et d’entretien en grève pour une dizaine de mois de salaires impayée

Les agents d’Uniprest Sécurité, assurant la sécurité du Centre hospitalier universitaire (CHU) et leurs camarades des sociétés d’entretien Global service et Beky Service, observent depuis ce jeudi, à Bouaké, une grève illimitée pour revendiquer une dizaine de mois de salaires impayés.

 

Le porte-parole des grévistes, Tiomba Diarrassouba, agent d’UNPREST sécurité, a annoncé que cette grève serait sans service minimum. Car, a-t-il souligné, pour la première grève du 10 août, ils avaient accepté le service minimum grâce à la médiation du secrétaire général de préfecture et de quelques responsables du CHU.

«Aujourd’hui où nous sommes, on ne veut rien si ce n’est pas nos salaires, on en a marre», a-t-il déclaré, déplorant le manque de réponse concrète des décideurs financiers.

Les 123 agents dont 60 d’Uniprest Sécurité, 29 de Global service prestation et 34 de Beky Service ont quitté leurs différents postes très tôt le matin pour crier leur ras-le bol devant le CHU, abandonnant le contrôle de l’accès à l’établissement et l’entretien des locaux.

De l’échange qu’il y avait eu le 10 août entre le secrétaire général de préfecture, les représentants de la direction générale du CHU et les grévistes, il est ressorti que ce problème de salaire non payés est dû à des arriérées de factures impayées aux prestataires à cause d’un déficit budgétaire de 672.970.601 francs CFA enregistré par le CHU et qui occasionne des difficultés pour honorer certains  engagements dont ces factures. Plusieurs correspondances ont été adressées au directeur général du budget sans suite favorable.

Le secrétaire général de préfecture, Koné Vaka, qui avait promis de rendre compte de la situation aux autorités compétentes a honoré son engagement par un courrier qui a été déposé auprès de la direction général du budget le 22 août.

Le directeur général du CHU étant absent, des sources administratives anonymes informent qu’aucune réponse positive n’a pas encore été donnée à ce courrier. Les mêmes sources indiquent qu’une autre correspondance a été adressée aux autorités hiérarchiques compétentes pour les informer de ce mot d’autre de grèves des agents de sécurité et d’entretien du CHU.

Au titre des conséquences de cet arrêt de travail, l’on indique qu’il pourrait avoir un arrêt des activités de soins au niveau des services de chirurgie car, si les locaux ne sont pas entretenus, il ne peut pas y avoir d’intervention. De même, le patrimoine du CHU, estimé à plus 100 milliards de francs CFA, serait en insécurité.

Par ailleurs, des sources administratives révèlent que l’entreprise SOA-CI, fournisseur d’oxygène médicale et la société Resto-plus qui assure la restauration au niveau de CHU de Bouaké cumulent elles aussi des arriérés de factures impayées. La première menacerait de suspendre ses services.

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