Chute des cours du cacao sur le marché: Voici les vraies raisons !

Société | Publié le Vendredi 07 Avril 2017 à 09:26:46 | |
 
Chute des cours du cacao sur le marché: Voici les vraies raisons !

En Côte d’Ivoire, la filière cacao est en crise. Les cours ont baissé de 30% depuis le mois de juillet 2016. Une situation qui pèse sur l’économie ivoirienne, car le cacao représente 15% du PIB. Seulement, Youssouf Carius, directeur du fonds Pulsar Partners, se dit confiant. Selon lui les causes de cette crise c’est « la spéculation ».

Depuis le début de l’année 2017, un nuage noir plane sur l’économie de la Côte d’Ivoire. Après les mutineries de soldats et des grèves de fonctionnaires, les autorités ivoiriennes doivent faire face à la violente baisse des cours du cacao. Depuis juillet 2016,  les prix du cacao, qui représente 15 % du PIB ivoirien ont baissé de plus de 30 % sur les marchés internationaux.

Pour limiter les casses, les autorités ivoiriennes ont réduit leur taxe sur les exportations de cacao. Ainsi, pour la campagne intermédiaire qui a commencé début avril, le Conseil café-cacao (CCC) a annoncé aux planteurs que leurs fèves ne seraient achetées que 700 francs CFA le kilo, au lieu de 1 100 francs CFA lors de la récolte précédente.

De son coté, Youssouf Carius, directeur général de Pulsar Partners, un fond d’investissement présent en Côte d’Ivoire, a révélé les raisons de la chute des cours du cacao au niveau internationale et ses conséquences au niveau locale. Selon lui, la première cause de cette chute, c’est la spéculation du marché. Car l’offre est nettement inférieure à la demande sur le marché du cacao et du chocolat dans le monde.

 « On a connu pendant trois ou quatre ans une accalmie sur les matières premières agro-industrielles. Rares étaient celles dont les prix se maintenaient à la hausse. Par exemple, ces quatre dernières années, les prix de l’huile de palme, du coton et de bien d’autres matières premières très échangées en Afrique étaient très bas. La seule valeur refuge pour les fonds spéculatifs qui investissent dans le domaine des agro-industries, c’était le cacao, avec aussi quelques marchés de niche. Cela a maintenu le cours du cacao très haut pendant les quatre dernières années », a déclaré M. Carius.

« Je ne le pense pas. Quand on regarde la production et la demande, on est encore en situation de pénurie. La demande de chocolat reste soutenue. La production mondiale, et notamment ivoirienne, reste faible par rapport à la demande potentielle sur le chocolat et les produits dérivés du cacao. Structurellement, ce marché se porte bien car la demande asiatique, qui n’est pas encore couverte, se développe, et la demande africaine également » a soutenu le DG de Pulsar Partners, un fond d’investissement présent en Côte d’Ivoire.

 

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