Cocody/Retour en force des “Gnambros’’ : N’Goan Mathias a-t-il subi des pressions ?

Société | Publié le Mercredi 14 Juin 2017 à 11:55:27 | |
 
Cocody/Retour en force des “Gnambros’’ : N’Goan Mathias a-t-il subi des pressions ?

N’Goan Aka Mathias, le maire de Cocody a-t-il subi des pressions ou les billets de banque ont-ils eu raison de lui ? “Gnambros’’ et installations anarchiques de gares de taxis communaux, appelés “wôrô wôrô’’, sont de retour dans la commune présidentielle. Pourtant, la ferme détermination de son premier magistrat au lendemain de son élection avait réussi à donner un peu de quiétude aux populations et arracher les chauffeurs de “wôrô wôrô’’ au dictat de ces barbares.

Sous l’impulsion de ceux qui se font appelés syndicalistes, les tristement célèbres “gnambros’’, les installations anarchiques de gares de “wôrô wôrô’’ sont de retour à Cocody. A n’en point douter, l’inconstance du maire de la commune, pourtant jadis déterminé à mettre fin au désordre dans le milieu du transport à Cocody, en est bien la cause.  

Et ceux qui en pâtissent le plus sont les transporteurs et surtout les habitants innocents qui pourraient, à tout moment, payer les conséquences d’une bagarre rangée entre ces présumés syndicalistes.

 

Comment comprendre le revirement de N’Goan Aka Mathias ?

Vu que les gnambros ont repris du service en toute “légalité’’ et sur toute l’étendue de la commune de Cocody, tout le monde s’interroge. Et pour la majorité, il est clair que le revirement du maire n’est pas indépendant de pressions pécuniaires ou politiques.

Pour un chauffeur de wôrô wôrô qui a requis l’anonymat, c’est évident que le maire a reçu une enveloppe.

« Je reste convaincu que les gnambros ont fait un geste envers le maire. Sinon comment pouvez-vous comprendre qu’il prend une telle décision et ces syndicalistes reviennent avec un papier les autorisant à mener paisiblement leurs activités encore », a-t-il expliqué.

Akmel Ange, un autre chauffeur de taxi communal, lui, n’exclut pas l’influence de certaines autorités, des pressions politiques donc. Car, à l’en croire, si les gnambros font « ce qu’ils veulent c’est bien parce qu’ils ont le soutien d’autorités ».

Une thèse que confirme à demi-mots Yacou, un “syndicaliste’’ exerçant au rond-point de la Riviera Palmeraie. « Vieux-père, il faut laisser tomber. Les gars se gèrent en haut là-bas », a-t-il déclaré, non sans ajouter que  le maire ne pouvait pas tenir pendant longtemps ce qu’il a commencé.

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