Déchets toxiques: les victimes pour un ‘’traitement en profondeur’’ des sols et des eaux

Société | Publié le Samedi 28 Octobre 2017 à 14:03:24 | |
 
Déchets toxiques: les victimes pour un ‘’traitement en profondeur’’ des sols et des eaux

La coordination nationale des victimes des déchets toxiques de Côte d’Ivoire (CNVDTCI) dirigée par Claude Gohourou a proposé, vendredi, à Abidjan le ‘’traitement en profondeur’’ de la question de contamination des sols et des eaux, estimant que son organisation est déterminée à poursuive le combat à long et à moyen terme.

 

‘’Une fois que ce traitement en profondeur est fait, nous pourrons parler de la protection sanitaire des riverains vivants sur ces sites. Nous envoyons des courriers à nos gouvernements pour qu’ils se penchent là-dessus’’ a déclaré au cours d’une conférence de presse, Claude Gohourou qui vient de séjourner pendant plus de deux ans en Europe pour le suivi judiciaire de ce dossier.

 ‘’Aujourd’hui, nous sommes dans une phase opérationnelle de ce que nous avions déjà commencé c’est-à-dire la défense des intérêts des victimes des déchets toxiques’’, a-t-il ajouté, rassurant qu’aujourd’hui ‘’grâce à nos avocats d’Amsterdam et Paris nous pouvons dire que nous croyons à l’effectivité d’un dédommagement’’.

‘’Les actions continuent et nous revenons d’une mission européenne de plus de deux années. Nous sommes donc rentrés en Côte d’Ivoire pour faire le rapport auprès des victimes et des institutions nationales et internationales’’ a poursuivi M. Gohourou. Sur environ 220 000 personnes déclarées, le dossier de 140 690, ont été validés.

Par ailleurs, Claude Gohourou estime qu’il faut remettre en place un mécanisme pour réexaminer les anciens malades déclarés en son temps ‘’parce qu’il y a eu 75 hospitalisés, 17 morts, 100 000 intoxiqués selon l’Etat de Côte d’Ivoire’’. ‘’Si l’Etat l’admet, il faut donc un suivi’’, a-t-il insisté.

 En octobre 2006, les Ivoiriens découvraient un déversement de déchets toxiques dans plusieurs quartiers du district d’Abidjan qui avait dans la foulée occasionné la mort de 17 personnes et fait près de 100 000 victimes intoxiquées. Onze ans plus tard, les associations des victimes continuent de réclamer une indemnisation ainsi qu’une dépollution totale et effective des sites contaminés.

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