Défiance de l’autorité de l’Etat : La CNDHCI invite le gouvernement à ouvrir des enquêtes

Société | Publié le Vendredi 20 Octobre 2017 à 16:53:30 | |
 
Défiance de l’autorité de l’Etat : La CNDHCI invite le gouvernement à ouvrir des enquêtes

La Commission nationale des droits de l’homme de Côte d’Ivoire (Cndhci) s’est prononcée sur les récentes manifestations violentes à Gagnoa et à Korhogo qui ont perturbé récemment les activités économiques et le fonctionnement des services public. Ci-dessous l’intégralité de la déclaration de la Cndhci.

 

Déclaration de la CNDHCI sur les évènements de Gagnoa et Korhogo

Depuis quelques temps, des manifestations violentes sont organisées, dans la défiance totale de l’autorité de l’Etat.

En effet, à Gagnoa, les 12 et 13 octobre 2017, une grève initiée par les chauffeurs de taxi de Gagnoa a débouché sur des incidents graves, ayant conduit à des atteintes à la liberté d’aller et venir, paralysé les activités économiques, entravé le fonctionnement des services publics et occasionné l’attaque et le pillage du commissariat du 2ème Arrondissement de la ville.

A Korhogo  des individus se sont attaqués à quatre (4) établissements scolaires, saccageant le matériel, les installations et brûlant les dossiers de plus de 5 000 élèves. Ces faits portent atteinte au droit à l’éducation de ces milliers d’élèves, sans compter les destructions de biens privés que subit le propriétaire de ces établissements.

La CNDHCI note que ces manifestations ont en commun leur extrême violence, la défiance totale à l’autorité de l’Etat et des atteintes graves aux droits de l’Homme.

La CNDHCI condamne les atteintes aux droits de l’Homme consécutives à ces agissements. Elle appelle le Gouvernement à prendre ses responsabilités afin d’éviter la répétition de tels actes.

La CNDHCI invite le Gouvernement à ouvrir des enquêtes afin de situer toutes les responsabilités dans la survenue de tels évènements et sanctionner les auteurs d’atteinte aux droits de l’Homme.

La CNDHCI rappelle à tous que le respect des biens publics et privés est une obligation pour tous et invite les populations à la retenue et les exhorte à ne recourir qu’aux moyens légaux de contestation.

Fait à Abidjan le 19 octobre 2017

La Présidente, Namizata SANGARE

 

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