Grève au Gabon: le gouvernement prêt à discuter

Société | Publié le Mercredi 14 Juin 2017 à 09:56:32 | |
 

+ de Société

Grève au Gabon: le gouvernement prêt à discuter

Au Gabon, le secteur des transports est paralysé pour protester contre la vie chère suite à l’augmentation des taxes, des produits pétroliers, du gaz et de l’eau. Dès le début du mouvement, le ministre du Pétrole s’est rendu à Port-gentil, capitale économique, à la rencontre des grévistes afin d’amorcer des négociations en vue d’une sortie de crise, qui en est à son troisième jour.

Les syndicats posaient deux conditions préalables à tout dialogue. La première : ils exigeaient de recevoir une correspondance écrite de la part du gouvernement les invitant à ouvrir des négociations.

C’est chose faite depuis hier, le ministre du Pétrole, Pascal Houangni Ambourouet, leur a remis la lettre en main propre : « Nous allons mettre en place un tableau de bord, le suivi des tâches et différentes actions en cours pour pouvoir rencontrer les différents ministres et trouver une solution à leurs problèmes. Le Premier ministre, chef du gouvernement, a mis en place un plan de relance économique pour le pays. Ce plan de relance économique doit devoir répondre à la plupart des problématiques en termes donc de relance de l’économie, en termes de croissance, en termes d’investissements et en termes de réduction du chômage. »

La seconde exigence était que les négociations se tiennent sur place à Port-Gentil. Sur ce point, les grévistes semblent prêts à faire des concessions. François Mouckany Koumba, coordonnateur général de l'Intersyndicale professionnelle de l'Oogoué Maritime (province de Port-Gentil) : « Si nous mobilisons les ministres à Port-Gentil alors qu’ils ont d’autres obligations à Libreville, et peut-être même à l’international, nous risquons d’aller de report en report. Et c’est dans ce sens que nous sommes en train d’analyser si devrions être à Libreville ou à Port-Gentil. »

La décision finale devrait être prise ce matin lors d’une réunion des organisations grévistes.

Mais pour suspendre le mouvement, l’Intersyndicale préfère attendre le démarrage effectif des discussions. Au Gabon, on n’est jamais trop prudent, explique son coordonnateur.

Commentaires Facebook